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Un régime en fin de vie disposerait d'un droit civilisationnel à mourir dans la dignité lorsque son existence est devenue indigne et inacceptable pour lui et pour le reste de la société qui le regarde avec mépris et compassion.

Dans notre société, l’image de l’homme du pouvoir est largement dominée par l'intrigue et l’usurpation, il se perd dans la chaleur de ses perchoirs et oublie de sauver sa dernière image, celle de l'individu libre dans sa mort comme dans sa vie. Il confisque la liberté de son peuple et perd le droit de mourir en paix.

L'euthanasie du pouvoir en délire paranoïde et en fin de vie est un acte raisonnable qui demeure un passage inéluctable pour remettre la patrie sur le podium des pays les plus heureux. La fin du régime du clan Bouteflika par la démocratisation de la vie politique offrira une renaissance certaine à notre société et conduira notre pays vers le progrès, la justice de droit, la partage des devoirs et des droits et la diversité politique et culturelle. La dignité d’un régime tient aux valeurs humaines de ses dirigeants et à leurs attachements au respect de leurs citoyens et de la loi, ce qui représente les fondements de la civilisation humaine. C’est sur cette caractéristique que se définit la chosification du pouvoir en Algérie.

Le méli-mélo dans lequel baigne l'Algérie prouve l’incapacité de ce régime à faire face aux défis de la transition vers les nouveaux concepts politiques internationaux. Le choix de ses acteurs et de ses figurants dénote l’absence de stratégie de développement et de politiques de gouvernance. L’improvisation quotidienne et folklorique domine la mise en scène du lifting politique et plonge le pays dans la précarité. Abdelaziz Bouteflika signe son dernier record par la nomination d’un homme de sa trempe pour rendre hommage à la préhistoire.

Un homme sans projet politique et sans plan directeur pour tracer les lignes du développement des secteurs de l’économie et de la recherche, Absence de projections dans l’espace des stratégies nationales relatives à la nouvelle géométrie de la politique régionale et internationale et le reste se résume par des records de médiocrité et de paresse. L'Algérie de Bouteflika a perdu sa dernière chance de pouvoir quitter le strapontin du sous-développement, nous avons perdu mille milliards de dollars et le peuple de l'Algérie profonde, celle de nos villages et de nos douars souffre de misère, d’injustice et de non-lieu.

Le départ du DRS a mis la raïs dans un orphelinat face à un environnement populaire hostile à son titre de "président", le retour de Chakib Khellil, le folklore autour des zaouîas, l’exploitation inhumaine de certains figurants de la vie politique pour meubler la scène et faire du grabuge, la nomination de Bensalah, le muselage des cadres supérieurs de l’armée, la répression autour des projets d'Issad Rebrab, la mainmise sur les réseaux de l’information etc. sont des indicateurs qui prouvent que le régime du rais est atteint du syndrome d’hubris, il arrive à sa fin et refuse l’euthanasie pour mourir dans la dignité.

L’agitation à vide par une politique sournoise plonge le pays dans un sommeil léthargique et fait réveiller les consciences des morts pour offrir la paix éternelle à ceux qui sont restes vivants et éveillés avec le désir de faire revenir la révolution de novembre pour donner justice aux enfants d’Octobre et ceux du Printemps berbère.

Brahim Gater
lematindz.net/










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