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L'opération nationale de soutien alimentaire « Ramadan 1437 » rappelle les valeurs de solidarité, d'entraide et de partage caractéristiques au mois de Ramadan.

Cette solidarité devrait atténuer la pauvreté qui pèse sur une partie des personnes démunies durant le mois du jeûne ! Il s’agit d’une action de générosité envers ces couches sociales nécessiteuses. C’est un rendez-vous annuel visant à apporter aide et réconfort aux catégories sociales les plus vulnérables, notamment les veuves, les personnes âgées et les handicapés. 

 L'heure de rupture du jeûne

Les inégalités et les disparités sociales au Maroc sont non seulement flagrantes mais aussi choquantes et insupportables. C’est la première image, la première gifle que reçoit tout visiteur. Dès son arrivée, il y a un contraste qui lui donne le vertige : la misère et la pauvreté criantes juxtaposent les richesses opulentes pour ne pas dire insultantes.

Si le Maroc a connu une réduction sensible de la pauvreté grâce à des programmes volontaristes tels que l'INDH, les perspectives mondiales à l'horizon 2030 sont moins encourageantes. 10 millions de Marocains oauraient bénéficié de l’Initiative nationale de développement humain (INDH) depuis son lancement en 2005 ! Le ministre délégué auprès du ministère de l’Intérieur, Charki Draiss, lors d’une récente conférence à Rabat, a souligné que le programme qui a bouclé 10 ans d’existence est divisé en 3 étapes couvrant plus de 42.000 projets pour une enveloppe de 37,4 milliards de dirhams. (Yabiladi)

Quel que soit le type et la nature des actions, il n'en demeure pas moins que c'est un phénomène qui reste intimement lié au système social auquel il est ancré. Il est souvent difficile, voire impossible, de cerner simultanément l'ensemble des facettes de la pauvreté. Au Maroc, l'État a décidé d'intensifier la lutte contre la pauvreté au lendemain du programme d'ajustement structurel (PAS), et divers indicateurs sont depuis calculés, essentiellement par le Haut-Commissariat au plan. (Etude) Une conclusion de cette étude est que la pauvreté implique de multiples formes d'exclusion - des services, des réseaux sociaux, et du pouvoir, et que le bien-être ne dépend pas seulement du revenu mais du sentiment d'exclusion et de dignité.

Faut-il désespérer du développement social au Maroc, en particulier dans les zones rurales où l'alimentation en eau potable des douars et villages n'est pas généralisée, que le chauffage des ménages se fait encore au bois dans nombre de villages du Haut Atlas, et que le réseau d'assainissement (le tout à l'égout) est absent également dans les villages et hameaux de montagnes et même dans les grandes plaines agricoles.

Arlette Colin







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