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Les élites mondialistes sont clairement inquiètes. Pour celles-ci et leurs médias, le référendum du Brexit était censé maintenir le pays dans l’Union européenne. 

Les pronostiqueurs politiques et la classe bavarde des débats télévisés avaient tout faux. Le Royaume-Uni a quitté l’expérience majeure tentée par les globalistes pour une gouvernance mondiale, l’Union européenne de plus en plus fédéraliste, et les autres membres sont prêts à suivre avec leurs propre référendums et à se retirer d’une monstruosité d’après-guerre conçue dans les années 1940-1950 par des industriels, des banquiers, et des fascistes purs et simples.

Les globalistes ont réagi au Brexit par une réunion au sommet destinée à démontrer que l’objectif de la mondialisation se poursuit sans relâche. Le Sommet des Trois Amis organisé à Ottawa fin juin a été une tentative boiteuse de poursuivre les politiques qui favorisent l’ouverture des frontières, le libre-échange, et l’union politique éventuelle. Justin Trudeau, premier ministre du Canada a profité de l’occasion pour annoncer que son pays n’exigerait plus de visa pour les ressortissants mexicains. Cela a enchanté les oreilles du président mexicain Enrique Pena Nieto, qui était un critique amer du plan du candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, de construire un mur à la frontière américano-mexicaine. Le président Barack Obama a utilisé le sommet pour pousser un autre stratagème de la mondialisation, le Partenariat trans-pacifique (TPP), qui comprend également le Mexique et le Canada. Les trois dirigeants ont parlé d’une union de plus en plus serrée entre leurs pays. Obama, Trudeau, et Pena Nieto sont vent debout contre la poussée globale de décentralisation, qui ne veut plus de fédéralisation politique entre les nations, ni d’union politique sans frontières.

Le Sommet des Trois Amis sera suivi en septembre par le sommet de l’Union européenne à Bratislava, la capitale slovaque. Secoués par le vote Brexit, les fédéralistes de l’UE, dont le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, la chancelière allemande Angela Merkel, et le président du Conseil européen Donald Tusk, se réuniront pour tenter d’arrêter l’hémorragie des états membres de l’UE qui réclament leurs propres référendums de sortie. Leurs efforts – sauf catastrophe globale du genre guerre mondiale – sont voués à l’échec.

L’Écosse, après avoir perdu son référendum d’indépendance en 2014, a habilement soutenu, lors du référendum du Brexit, le maintien dans l’UE par une majorité écrasante. En fait, les Écossais sont presque aussi mécontents de l’UE que les Anglais et les Gallois, qui ont tous deux voté pour le Brexit. Cependant, en votant pour rester au sein de l’UE, l’Écosse a de meilleures chances d’atteindre son but : l’indépendance par rapport au Royaume-Uni. La Première ministre d’Écosse, Nicola Sturgeon, a été chaleureusement accueillie au siège de l’UE à Bruxelles, quelque chose qui ne serait jamais arrivé avec son prédécesseur, Alex Salmond, au cours de la campagne écossaise de 2014 pour l’indépendance, lorsque l’Espagne avait menacé de l’expulser de l’UE si elle optait pour l’indépendance. Le gouvernement espagnol tente d’empêcher l’indépendance de la Catalogne. Malgré les menaces du gouvernement de Madrid, la cause de l’indépendance catalane semble plus réalisable, surtout depuis que l’UE s’effondre d’elle-même. Après un Scotxit écossais, un Catxit catalan de l’Espagne semble se rapprocher.

L’Irlande du Nord, qui profite d’une frontière ouverte, sous l’égide de l’UE, avec la République d’Irlande, a également décidé, à la majorité, de rester dans l’UE. Il y a des conversations sérieuses, par dessus le grand fossé entre catholiques et protestants d’Irlande du Nord, pour quitter le Royaume-Uni et rester à l’intérieur de l’UE dans le cadre d’une Irlande unie. De peur que l’un des eurocrates à Bruxelles puisse penser que l’Irlande du Nord ou les Écossais sont épris de l’UE, les deux camps mettent leurs propres objectifs nationalistes avant ceux de Bruxelles. Si l’UE devait jamais devenir une menace pour une Irlande unie, ou une Écosse indépendante, sur des questions comme l’immigration musulmane dans les Highlands écossais ou sur l’île d’émeraude, ces deux pays s’éloigneront aussi rapidement du monstre européen que l’ont fait les Anglais et les Gallois.

En tout état de cause, le Royaume-Uni semble se diriger vers les pages des livres d’histoire, à l’instar d’autres anciens états-nations comme l’URSS, la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, la Sénégambie, la Fédération des Indes occidentales, et la République arabe unie. Un tel événement est une menace pour les plans de la puissante cabale mondialisatrice à Bruxelles, Francfort, Londres, New York et Washington. La dissolution du Royaume-Uni menace aussi l’ancienne relique de la Guerre froide qu’est l’OTAN, le bras armé des cabalistes de la mondialisation. Le Parti national écossais, qui conduirait l’Écosse à l’indépendance, est anti-nucléaire et souhaite que le Royaume-Uni retire ses sous-marins nucléaires des eaux écossaises. La fin du Royaume-Uni signifie également l’indépendance possible de territoires tels que l’île de Man, Jersey, Guernesey qui pourraient suivre leurs propres voies. Ces petits États indépendants sont peu susceptibles d’adhérer à l’OTAN, car ils n’auraient pas besoin des avions de combat avancés de Lockheed Martin et des tanks de BAE Systems, dont l’acquisition est exigée pour les nouveaux membres de l’OTAN, dans le cadre des achats exclusifs au club militaire de l’Ouest avec son cortège de pots de vins et de rackets.

Le dysfonctionnement global s’est considérablement étendu aux États-Unis, où Trump a remis en question l’utilité de l’OTAN, et le socialiste Bernie Sanders, qui s’oppose aux dépenses militaires à grande échelle, a failli évincer Hillary Clinton comme candidate démocrate à la présidentielle.

En ce qui concerne certains Américains appelant à la sécession pour leurs états, par exemple le Texas, ce ne sont pas nécessairement tous des xénophobes d’extrême-droite. Certes, les appels à une République restaurée du Texas viennent de certains racistes anti-immigrés, mais des Texans hispaniques − dont les ancêtres se sont battus pour la République du Texas, contre les forces mexicaines du général Santa Anna aux batailles d’Alamo et de San Jacinto − veulent aussi un Texas indépendant. Certains Californiens veulent un Calxit et une République de la Californie restaurée si Trump emporte la présidence. Ces Californiens sont loin d’être des racistes. Ceux qui demandent un NHxit, l’indépendance du New Hampshire, sont des libertaires écologistes et anti-impôts, tandis que leurs voisins du Vermont, qui veulent un Verxit et une Seconde République du Vermont, sont à la gauche du spectre politique. Les Hawaïens qui veulent un Hexit et un Royaume hawaïen restauré ont des justifications historiques et juridiques sérieuses pour leurs demandes. Et les habitants de l’Alaska, privilégiant une République indépendante, estiment que l’Alaska, acheté à la Russie par les États-Unis pour un prix dérisoire, a des revendications légitimes à l’indépendance.

La politique de Merkel d’ouverture des frontières aux migrants des guerres dans les nations musulmanes a provoqué un bouleversement dans l’élection présidentielle en Autriche. Lorsque le candidat anti-immigration du Parti de la liberté de l’Autriche, Norbert Hofer a perdu la course à la présidentielle contre le pro-migrant candidat du Parti Vert, Alexander van der Bellen, le Parti de la liberté a crié au scandale en dénonçant des fraudes massives avec le vote par correspondance, et la Cour suprême autrichienne lui a donné raison. Un nouveau vote aura lieu en octobre et si Hofer gagne, comme il aurait dû s’il n’y avait pas eu la fraude électorale organisée par les globalistes en mai, un autre long couteau sera brandi contre l’UE. La citation la plus mémorable de Hofer dans sa campagne précédente était : «À ceux qui, en Autriche, vont faire la guerre pour l’État islamique ou violent les femmes, je leur dis : Ici, ce n’est pas votre maison.»

Loin d’être une rhétorique d’extrême-droite, la majorité des Autrichiens et des Européens sont d’accord avec Hofer. Seuls les médias contrôlés par George Soros, ainsi que leurs alliés à Reuters, Bloomberg, Axel Springer, et Associated Press, ont trouvé dégoûtants les commentaires de Hofer et de ses alliés en Allemagne, France, Grande-Bretagne, et ailleurs. Mais ces opérations médiatiques ne représentent que les intérêts de la mondialisation, comme en témoigne le fait que leurs principaux éditeurs et journalistes ont été invités à plusieurs reprises aux conclaves de Bilderberg, Davos, et Aspen.

Les forces derrière la mondialisation ont fait leur premier mouvement agressif significatif contre les peuples d’Ossétie du Sud, d’Abkhazie, de Crimée, du Donbass qui ont ​​choisi de se gouverner eux-mêmes et refusent de se soumettre aux caprices des gouvernements occidentaux hostiles installés à Tbilissi et Kiev. Maintenant, l’Occident récolte le tourbillon de ses propres sécessions, de Glasgow à Birmingham et de Barcelone à Dallas, Montréal et Vienne. Les perdants seront, heureusement, les globalistes et leur ordre du jour sordide.

Wayne Madsen

Traduit et édité par jj, relu par Catherine pour le Saker Francophone  

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