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Pendant qu’une grande partie de la population souffre de la misère et du chômage, des privilégiés continuent à profiter des largesses de l’État pour s’enrichir davantage. Ils sont, pour la plupart, de Grands commis de l’État, politiques ou personnalités publiques qui jouissent de nombreux avantages qui se cachent derrière leur statut de fonction.

Servir, pas se servir
L’affaire « Laftit » nous révèle des pratiques moyenâgeuses qui gangrènent encore notre société. Si on se réfère aux fondamentaux d’une nation, les agents des services publics entrent au service de l’État contre une rémunération. Quand on est fonctionnaire, on doit honorer sa mission comme un salarié privé doit exécuter un travail pour son entreprise. Mais si, par une étrange perversion des lois, on en arrive à avoir des privilèges particuliers en tant que serviteur, il se crée forcément une confusion de conflit d’intérêt.

« Laftit Gate » est incontestablement le feuilleton de cet été. Chaque jour, la presse fait état de nouvelles révélations. Membres du gouvernement, patrons d’organismes publics, patrons d’entreprises publiques ou semi-publiques, politiciens, hauts gradés des forces armées royales…Tous, des personnalités « honorables ! » qui ne sont pas dans le besoin mais qui exploitent honteusement les défaillances du système.

Certains partis politiques se saisissent de l'affaire pour réclamer l'amendement des textes autorisant l’accès au foncier étatique. Il y’a ceux qui demandent l’accès équitable entre les différentes composantes de la société aux avantages sur les biens de l’État et ceux qui demandent d’annuler le décret accordant des avantages aux « Serviteurs de l’État ».

Les privilèges des « Serviteurs de l’État » nous enseigne sur les pratiques ancestrales de ceux qui détiennent le pouvoir. Les gouvernants et leurs serviteurs font partie de la même fratrie, ils sont tous venus dans cette voie pour les mêmes raisons : sécurité, salaire garanti, avancement automatique, protection sociale, retraite confortable... Ils se comprennent et font tout, plus ou moins consciemment, pour faire prospérer cette fratrie? ce qui engendre les dérives de ceux qui détiennent le pouvoir. Il n’y a qu’à lire les scandales qui illustrent périodiquement la vie de telle ou telle administration, employés fantômes, horaires auto-appliqués, absentéisme scandaleux, faux contrats de travail dans des para-administrations, notes de frais délirantes, gaspillages éhontés, fausses factures, etc… Aucune entreprise privée ne pourrait tolérer de tels abus. Ceux-ci seraient sanctionnés par le licenciement du coupable et une remise au pas du service.

Arlette Colin
ZYR Médias

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