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L'humanitaire français de l'ONG Baraka City, est définitivement libre, annonce son comité de soutien. Il avait été arrêté le 19 décembre au Bangladesh, où il visitait des camps de réfugiés Rohingyas, une minorité musulmane venue de Birmanie. 

Il a ensuite passé 70 jours en prison après avoir été arrêté car son nom d'usage musulman, adopté lors de sa conversion à l'islam, avait attiré l'attention de la police car il diffère de celui figurant sur ses papiers officiels, Maxime Puemo Tchantchuing. Il lui était aussi reproché de ne pas s'être déclaré aux autorités. Au Bangladesh, "les Rohingyas sont considérés comme illégaux, ce qui explique l'impossibilité de légaliser notre présence", s'était défendue l'ONG Baraka City.

Le jeune homme avait été emprisonné pendant 70 jours puis placé en liberté conditionnelle avec interdiction de quitter le territoire. Son sort avait suscité une large mobilisation sur internet, sous le hashtag #Freemoussa, et son portrait avait été affiché sur le fronton de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) d'où il est originaire.

"En abandonnant les charges retenues contre lui, les autorités bangladaises ont reconnu son innocence. Moussa est désormais libre de retourner auprès de sa famille, de ses proches, de ses amis et de reprendre le cours de sa vie", se réjouit le maire de Montreuil Patrice Bessac dans un communiqué.

Dans une vidéo publiée sur facebook, il remercie, très ému, ses soutiens.

https://www.facebook.com/487043428107648/videos/933605916784728/

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