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Rebondissement inattendu dans l’affaire de la radiation de l’ordre des médecins du professeur Henri Joyeux : le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de l’Hérault va faire appel de la décision auprès de la chambre disciplinaire nationale. 

En résumé rapide, l’Ordre des médecins de l’Hérault estime la sanction trop sévère et vole donc au secours du professeur montpelliérain, ce qui n’est pas banal. Pour bien comprendre les différentes instances disciplinaires, c’est la chambre disciplinaire régionale Languedoc et Roussillon qui jugeait ce médecin et qui avait décidé de sa radiation, l’Ordre départemental se contentant de transmettre juste les plaintes à la chambre disciplinaire régionale, mais n’est pas habilité à juger.

« Cette décision vient directement du ministère de la Santé et du Conseil de l’Ordre national qui cherche à me faire taire, mais ils n’y arriveront pas », a déclaré le cancérologue. Dimanche, le site d’information spécialisé dans la médecine et les politiques de santé apmnews.com avait révélé la décision, rendue par la chambre disciplinaire ordinale de première instance du Languedoc-Roussillon, de le radier à compter du 1er décembre.Inutile de dire qu’il va y avoir de l’ambiance entre les deux instances à l’avenir ! Un soutien qui conforte en tout cas le professeur Henri Joyeux qui estime cette sanction disproportionnée et injuste.
D’ailleurs, le médecin à l’origine d’une pétition controversée sur les dangers de certaines vaccinations, va également faire appel de sa radiation de l’Ordre des médecins, une décision prise pour le « faire taire », a-t-il estimé mardi.

Pétition en ligne
Le cancérologue montpelliérain avait fait l’objet d’une plainte du Conseil national de l’Ordre des médecins en juin 2015, pour la mise en ligne (toujours active) d’une pétition signée par plus d’un million de personnes contre l’usage du vaccin hexavalent DTPolio-Hib-Coqueluche-Hépatite B, appelé Infanrix Hexa.

« Il est évident que je vais faire appel et l’appel est suspensif. Je continuerai à consulter et à conseiller », a expliqué le professeur de Montpellier.

La pétition, adressée à la ministre de la santé Marisol Touraine, met en garde sur la présence d' »aluminium et de formaldéhyde, deux substances dangereuses voire très dangereuses pour l’humain et en particulier le nourrisson » selon le professeur.

Depuis septembre 2014, d’après Henri Joyeux, le recours à ce vaccin serait généralisé car « la situation s’est encore aggravée avec une pénurie généralisée de vaccins tétravalents (DTpolio-Coqueluche) et pentavalents (DTPolio-Hib-Coqueluche) ».

« Je ne suis pas contre les vaccins, je suis contre les abus de vaccinations. Je suis radié sous le prétexte que je suis contre les vaccins donc ça n’a aucun sens », a réagi mardi le professeur Joyeux.
Deux infractions

Marisol Touraine, qui a fustigé en mai 2015 l’initiative de ce médecin avait toutefois elle-même déploré en janvier une « situation préoccupante s’agissant de l’approvisionnement de certains vaccins essentiels ». Les fabricants de vaccins et le syndicat de l’industrie pharmaceutique (Leem) avaient alors pris des « engagements » pour lutter contre ces pénuries.

En juin 2015, le président du Conseil national de l’Ordre, Patrick Bouet (réélu le 23 juin 2016), avait reproché deux infractions à Henri Joyeux, à la retraite depuis 2014: « la tenue de propos non appuyés sur des bases scientifiques [et portant] atteinte à la profession », et « un discours qui peut être dangereux pour la population parce qu’il s’agirait de discréditer le mécanisme de vaccination préventive ».

Cette affaire qui divise le milieu clanique de la médecine est donc appelée à avoir des prolongements.

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