News

Dans un communiqué du ministère, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (MAEC), déclare que le Maroc condamne, fermement, la tentative de coup d’État qui a visé le pouvoir turc dans la nuit de vendredi à samedi.

Le Royaume du Maroc suit avec préoccupation l’évolution de la situation en Turquie, indique le ministère et rejette, par principe, tout recours à la force pour le changement des régimes établis et appelle à la préservation de l’ordre constitutionnel dans ce pays. Le Maroc est attaché à la stabilité de ce pays musulman frère, souligne le communiqué. 

Dans la soirée du 15 juillet, un groupe de putschistes avait pris les rênes du pouvoir en prenant le gouvernement turc totalement au dépourvu avec un déploiement massif de l’armée dans les rues de la capitale, qui a débouché sur de violents combats.

Personne n’aurait pu le prédire. Et pourtant, des chars, des avions, des hélicoptères et autres barrages militaires ont été déployés par les putschistes dans les rues d'Ankara et d'Istanbul. Après avoir pris en otage le chef de l’Etat-major officiel, l’armée putschiste avait annoncé avoir pris le pouvoir et a déclaré la loi martiale, remplaçant de facto les forces gouvernementales dans la tâche du maintien de l’ordre. Le chef de l'Etat-major a finalement été libéré au matin par les forces progouvernementales.


Des affrontements entre partisans du gouvernement et putschistes se sont poursuivis jusqu’au matin. Au cours de la nuit, le bâtiment du parlement de Ankara a été bombardé par les putschistes. Au petit matin, le palais présidentiel à Ankara a lui aussi été bombardé. A la fin de cette nuit de violences, 161 morts et 1400 blessés ont été rapportés, ainsi que l'arrestation de près de 2000 militaires. Le président Erdogan a repris les rênes du pouvoir.


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a été accueilli par une foule imposante, le chef de l’Etat a affirmé que l’hôtel où il se trouvait en vacances à Marmaris, station balnéaire du sud-ouest de la Turquie, avait été bombardé après son départ. « Il y a en Turquie un gouvernement et un président élus par le peuple qui sont au pouvoir et si Dieu le veut nous allons surmonter cette épreuve », a-t-il dit avant de féliciter les Turcs pour être descendus « par millions » dans les rues pour défendre la Nation. « Ceux qui sont descendus avec des chars seront capturés car ces chars ne leur appartiennent pas », a-t-il ajouté.


Alors que le putsch se déroulait à Ankara et Istanbul, un Imam, Fethullah Gulen se retrouve sous les projecteurs et apparaît comme une alternative à Recep Erdogan. Depuis 2014, Gulen est l'ennemi juré du président turc. L'homme de 75 ans qui vit en exil volontaire aux États-Unis est présenté comme l'inspirateur des putschistes. Pour Erdogan, le Hizmet – le mouvement politique et religieux que dirige Gulen – est un « groupe terroriste ». La Turquie avait d'ailleurs demandé aux États-Unis l'extradition du rival d'Erdogan.
















0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top