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"Je connais l’Afrique et ses cultures mieux que ne peuvent le prétendre beaucoup d’autres (…) Il est difficile d’admettre que le Royaume soit comparé à une entité ne disposant d’aucun attribut de souveraineté (…) Cette conviction qu’il y avait là une blessure, Je rêvais depuis des années de vous la confier" SM le roi Mohammed VI.

Le Sommet de Kigali est le point de départ du retour du Maroc à l’UA, qui pourrait être acté à l’occasion du prochain Sommet d’Addis-Abeba de janvier 2017. La procédure d’adhésion, qui est régie par l’article 29 de l’Acte constitutif de l’UA, impose la constatation de l’adhésion après réception de l’acceptation de la majorité simple des membres de l’organisation, soit 28 pays. Nul doute que le Royaume récoltera, dans les prochains jours, bien au-delà du nombre requis d’acceptations, ce qui actera définitivement son retour au sein de sa « famille institutionnelle ».

Après 32 ans d'absence, le Maroc annonce son retour dans une Union Africaine qui a vu ses prérogatives considérablement élargies. La stratégie de « relais » ou la « diplomatie par procuration » longtemps utilisées par le Maroc s’est révélée de moins en moins efficaces. Plusieurs membres de l’UA voient dans le retour du Maroc la possibilité de déconstruire sur le plan stratégique l’axe Alger-Abuja-Pretoria par la mise en place d’un nouvel axe fort Rabat-Abidjan-Le Caire-Kigali-Nairobi.

Ce retour pose certaines légitimes quant à une éventuelle cohabitation, au moins à court terme, avec la pseudo « RASD », entité qui n’a, au regard du droit international et des règles pratiques de l’ONU, aucun attribut d’Etat. Les premières réponses apparaissent dans le Message Royal adressé au Sommet de Kigali, qui rappelle, sans équivoque, que « sur la question du Sahara, l’Afrique institutionnelle ne peut supporter plus longtemps les fardeaux d’une erreur historique et d’un legs encombrant ». C’est, en effet, avec la question du Sahara, que la crédibilité de l’organisation panafricaine, a été sérieusement mise à mal, en intégrant, au déni de toute légalité internationale, une entité ne pouvant se prévaloir d’aucun des attributs reconnus à un État.

Sans ambiguïté possible, le Message Royal adressé au Sommet de Kigali a écarté toute tentative de lecture biaisée. Le Maroc envisage de retrouver sa place au sein de « sa famille » pour aider l’UA à corriger une aberration, alors que l’organisation panafricaine ambitionne de jouer un rôle de facilitateur dans la « résolution » du différent régional autour du Sahara marocain. Le retour du Maroc et la suspension de la pseudo « RASD » permettront à l’UA, comme indiqué par le Souverain, de retrouver sa « neutralité » et de « contribuer d’une manière constructive à l’émergence » d’une « solution »(...). Brahim Fassi-Fihri.

ZYR Médias / MIPAI
L’Institut MIPAI (The Moroccan Intelligence and Public Affairs Institute) est un « think tank » dont l’objectif est de produire et diffuser des solutions économiques destinées à aider le Maroc, ses institutions et ses entreprises dans leur développement.


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