News

Le Maroc aux JO : Un bilan catastrophique ! Par Ismail Harakat. C’est la tombée de rideau des Jeux Olympiques. L’occasion de dresser le bilan de la participation marocaine à cette compétition qui réunit pratiquement tous les pays de la planète. Le constat est sans appel. 

Sur un total de plus de 80 pays ayant remporté une médaille à Rio, nos représentants ramènent au bercail une seule médaille de bronze obtenue par le boxeur Rbii. Un bilan que l’on pourrait donc qualifier volontiers de catastrophique pour un pays de 34 millions d’habitants et qui a connu des temps meilleurs même si, trop souvent, c’est l’athlétisme qui constituait l’exception.

Aujourd’hui, il s’agit de s’interroger sur la part de responsabilité de tout un chacun sans partir à la chasse aux sorcières. Les résultats brillent par leur absence au fur et à mesure que les moyens sont mis sur la table. Il y a effet tout un paradoxe. D’une part, depuis quelques années, tout se professionnalise, notamment au niveau des conditions d’entraînement et de l’implication des sponsors en espèces sonnantes et trébuchantes. Cependant cette manne n’a pas été accompagnée de résultats conséquents, toute en gardant à l’esprit que certaines disciplines sont plus » chouchoutées » que d’autres, car considérées comme les plus susceptibles de nous valoir quelques médailles. Les grandes compagnies nationales sont mises à contribution dans le sillage de l’essor économique que connaît le Maroc et des pressions sont même exercées sur leurs patrons pour qu’ils se montrent aussi généreux que possible. Et pourtant, les résultats brillent par leur absence de la façon la plus pathétique qui soit. Comment peut-on donc expliquer ce ratage?

Zéro pointé!
Pour certains observateurs avisés, il y a d’abord la mise à l’écart des grands encadrants car peu accommodants. En athlétisme, le cas d’Aziz Daouda est probablement celui qui vient le plus à l’esprit. Mais d’autres figures sportives l’ont été tout autant car pas lisses et appréciant peu les directives des officiels. Ensuite, l’argent et le marketing semblent désormais constituer l’unique stratégie, tout en faisant des athlètes les plus en vue des vedettes intouchables à qui tout caprice doit être satisfait. À tel point qu’ils en arrivent au sabotage et aux jérémiades devant certains médias complaisants. Il y en a même eu qui sont parvenus à obtenir la tête des représentants de la direction technique ou même des officiels. En athlétisme, Nawal, Moutawakkil, Said Aouita et Aziz Daouda doivent garder des souvenirs indélébiles de l’attitude de certaines « vedettes » spécialisées dans la bouderie…

Après une participation aussi calamiteuse, le bon sens pour les responsables sportifs requiert de se la jouer modeste. Abdeslam Ahizoune, le tout-puissant patron de la Fédération d’athlétisme devrait purement et simplement remettre sa démission ou être démis de ses fonctions . Qu’il s’occupe de Maroc-Télécom! Dans tout pays qui se respecte, un échec entraîne la démission du responsable fédéral. Si on se focalise sur l’athlétisme, c’est évidement parce qu’il est la locomotive du sport national. Or, depuis que M. Ahizoune a pris la tête de la FRMA, le niveau a dangereusement dégringolé. Qu’il en assume les conséquences et quitteses fonctions. Dix ans d’échecs sous sa houlette, ça suffit! D’autres devraient en faire autant !


Par Ismail Harakat / Vu ici


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top