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A l'image de l'hymne brésilien chanté en version acoustique, les jeux Olympiques de Rio se sont ouverts par une ode à la musique brésilienne, dans le mythique stade Maracana.

Le réalisateur brésilien Fernando Meirelles, un des trois directeurs artistiques à la manœuvre, a pris comme thème celui de la dégradation de l’environnement. Les sublimes images retransmises en guise de message à l’humanité ont été à la hauteur des défis qu’affronte le monde devant les dommages causés à la nature.

Les jeux olympiques prennent ainsi part aux défis des COP en alertant les cinq continents sur l’impact du réchauffement climatique et la nécessité des gouvernants à lutter ensemble contre détérioration de l’environnement. Le fatalisme de la destruction habite ceux qui détruisent et connaissent les conséquences de leurs actes destructeurs. L’espoir est toujours permis pour renverser les tendances de ceux qui veulent à tout prix faire prévaloir le gain immédiat sur la survie de l’humanité.

L'approche « high-tech » proposée par Meirelles a mis en avant la musique du pays organisateur. Une introduction immédiatement suivie par l'entrée d'un millier de figurants agitant des feuilles de papier métallique soudainement transformées en coussins géants faisant office de tambours. Puis par une touchante version acoustique de l'hymne brésilien, chanté par Paulinho da Viola, un des plus grands musiciens brésiliens, qui s'est accompagné à la guitare.


A suivi un voyage d'une quinzaine de minutes à travers les multiples tendances de la musique brésilienne. Se sont élevées ensuite des voix issues des favelas, à l'instar du tout jeune Cristian Do Passinho (13 ans) interprétant le passinho local, mélange de hip-hop et capoeira. Puis un duo de rappeurs, avant Pais tropical de Jorge Ben Jor, qui a réussi à enflammer les quelques 70 000 spectateurs du Maracana, chantant en choeur puis applaudissant en rythme.

Entre-temps, figure imposée du genre : l'évocation des étapes marquantes de l'histoire du pays hôte. Insectes, araignées, chenilles... - en structures métalliques vivant dans l'épaisse forêt amazonienne, caravelles européennes bravant la tempête sur l'océan Atlantique avant d'accoster sur les côtes brésiliennes, esclaves venus d'Afrique oeuvrant dans les plantations de canne à sucre, urbanisation du pays...

Ainsi que le vol du pionnier de l'aviation Alberto Santos-Dumont à bord de son 14 Bis, qui s'est envolé dans les airs au-dessus du Maracana dans la nuit de Rio, survolant les interminables plages cariocas, sous le regard de la statue du Christ rédempteur du haut du Corcovado.

En conclusion de la cérémonie, le Brésil, qui héberge avec la forêt amazonienne "le plus grand jardin de la planète", selon les organisateurs, a lancé un appel à protéger la Terre du réchauffement climatique.

Un message prolongé lors du défilé des 207 délégations, lancé par la Grèce : chaque athlète a reçu une graine destinée à être plantée. Et détail original, chacune des équipes était précédée par un triporteur aux couleurs acidulées, à la remorque fleurie à foison !

Leblon, Ipanema, Copacabana : la torche olympique a parcouru le front de mer de la ville merveilleuse quelques heures avant la cérémonie d'ouverture des JO de Rio. La flamme mythique est entrée dans le stade portée par le triple vainqueur de Roland-Garros Gustavo Kuerten. Elle a été amenée jusqu'à la vasque par Cordeiro, médaillé de bronze à Athènes en 2004. La torche de l'espoir enflammera certainement les esprits lors de la COP22 tenue à Marrakech en novembre de cette année.

ZYR  Médias / MIPAI
L’Institut MIPAI (The Moroccan Intelligence and Public Affairs Institute) est un « think tank » dont l’objectif est de produire et diffuser des solutions économiques destinées à aider le Maroc, ses institutions et ses entreprises dans leur développement).








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