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Deux Franciliens ont lancé un projet de création d'une torche photovoltaïque intelligente. Leur but : qu'elle devienne l'emblème officiel des conférences sur le climat dont le prochain rendez-vous se tiendra, en novembre, à Marrakech (Maroc). 

Découverte
Les Jeux Olympiques ont leur flamme. La Cop 22, la prochaine conférence sur le climat aura « Light us » sa torche photovoltaïque intelligente. Depuis plusieurs mois, les Franciliens Zacharia Saha et Ayoub Makhloufi travaillent sur un projet d’envergure en matière de développement durable.



Environnement
Ces deux jeunes chefs d’entreprises, originaires de Dammarie-lès-Lys pour l’un et d’Argenteuil (Val-d’Oise) ont créé, en mai dernier, l’Institut Mipai. Ce groupe de réflexion, lié à l’environnement, travaille sur des thématiques variées : du tourisme vert en passant par l’économie raisonnée. « Tout est lié au développement durable, insiste Ayoub Makhloufi, c’est un des enjeux fondamentaux du XXIe siècle. »

L’idée de la création d’une torche est venue un peu par hasard. « Nous venions de perdre un gros contrat et nous avons discuté avec un homme qui parlait de faire Paris-Marrakech à pied », se souvient-il. Or, cette ville marocaine accueillera, du 7 au 18 novembre, la Cop22 (Conférence des parties sur le réchauffement climatique).

Visibilité
« Nous sommes franco-marocains et dans la mesure où la Cop21 s’est déroulée à Paris, nous sommes touchés par ces deux événements », précise-t-il. L’idée de la création de la torche vient alors pour « donner de la visibilité au développement durable. » Dessinée par les deux hommes, la structure de la torche a ensuite été créée par Brahim Touche, un ingénieur de Dammarie-les-Lys.

Pour sa partie intelligente, Zacharia Saha et Ayoub Makhloufi ont confié la partie domotique à Fase Industries, une entreprise basée en Seine-Maritime. « La torche sera connectée à un satellite et elle sera commandable via une application à commande vocale, un peu comme Siri sur les iphone », souligne Ayoub Makhloufi.
Zacharia Saha - Miriem Bensaleh-Chaqroun - Ayoub Makhloufi
Financement participatif
À terme, elle parlera 18 langues « et sera l’ambassadrice du développement durable et de l’environnement. » Autosuffisante grâce à la technologie photovoltaïque, elle permettra une interaction avec le public. « La lumière de la torche a une forte symbolique puisque sans lumière, pas de photosynthèse, pas de nature et pas de vie », explique Ayoub Makhloufi.

Mais outre la création de la torche, les créateurs de l’institut Mipai veulent réaliser un trajet symbolique entre Paris et Marrakech, pour représenter le passage de témoins entre les deux villes qui accueillent les rassemblements pour le climat. Afin de pouvoir concrétiser leur projet, ils lancent une opération de financement participatif afin de récolter des fonds.
De Paris à Marrakech

« Nous lançons un appel aux entreprises, aux politiques mais aussi à tous les citoyens qui, comme nous, pensent que l’environnement doit prendre une place plus importante », insiste le Dammarien. Pour participer, les internautes peuvent se connecter au site Indiegogo.com puis se rendre à la rubrique ‘Join the Light us revolution’.

Si le financement arrive à son terme, les 120 donateurs qui auront donné les sommes les plus importantes seront conviés à la Cop22 en compagnie de l’Institut Mipai et à suivre le trajet de la torche photovoltaïque de Paris à Marrakech, via l’Espagne. La clôture du financement est prévue pour le mercredi 2 novembre, date du départ pour la Cop22.


Une fois arrivée à Marrakech, la torche photovoltaïque sera installée sur un socle pour présenter, d’année en année, la culture du pays qui accueillera la conférence sur le climat. Et Ayoub Makhloufi de conclure : « Nous espérons que Ban Ki-Moon (le secrétaires générales des Nations unies, ndlr) valide notre projet de torche afin qu’elle devienne l’emblème officiel de la lutte pour le climat. »

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