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Il y a un versant très lumineux dans le parcours civilisationnel arabe. Ce versant a été construit grâce aux apports puisés auprès d'affluents persans, grecs, hébreux...etc. Hélas, tout cela a été couvert par des strates de postures simiesques issues d'un mental vissé au déclin, à la décadence et au fatalisme. 

Depuis cinq siècles, les Arabes collectionnent les défaites aux chapitres militaire -gagner une bataille ne procure pas le triomphe civilisationnel-, intellectuel, économique, idéologique...etc. D'ailleurs, depuis que la "porte de la jurisprudence" (Bab al ijtihad) à été fermée au XIIIème siècle, la pensée arabe s'est sclérosée, tenant mordicus au "Naql" au lieu du "3Aql", au mimétisme en lieu et place de la Raison. Et c'est ainsi que les Arabes ont lamentablement raté tous les trains du progrès : la Renaissance (15ème siècle), les Lumières (18ème siècle), la première révolution industrielle, la seconde également et, aujourd'hui le challenge mondialisé des savoirs.

Par conséquent, c'est un homme nouveau qu'il faut reconstruire, voire bâtir, tout en préservant ce qu'il y a de lumineux dans l'héritage culturel et civilisationnel. Oui, chers amis, il est urgent de dégager le passéisme "rétrograde afin de bâtir un destin nouveau. Pour cela, commençons par un travail sur nous-mêmes en cessant d'attribuer tous nos malheurs aux autres !

12 septembre 2016
Abdessamad Mouhieddine 
Anthropologue, journaliste, écrivain, poète... 
Adessamad Mouhieddine est titulaire d’un Doctorat en Anthropologie (USA).






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