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En 2016, l’automobile doit, encore une fois, battre son propre record annuel à l’export. La dynamique des exportations du secteur au terme des sept premiers mois de l’année le confirme. 

À fin juillet, elles ont progressé de 18% (ou +4,9 milliards de DH) pour atteindre 32 milliards de DH, selon les chiffres définitifs publiés par l’Office des changes sur le commerce extérieur pour les sept premiers mois de l’année. Cette performance provient essentiellement de la progression des ventes du segment «construction automobile» (essentiellement groupe Renault), à 17,2 milliards de DH contre 13,3 milliards à fin juillet 2015, environ 11,1 milliards DH à fin juillet 2014, autour de 6,1 milliards à fin juillet 2013 et 3,8 milliards seulement la même période de 2012.

S’agissant du câblage automobile, les exportations ont connu une hausse de 5% à plus de 12,07 milliards de DH. «La part du secteur automobile dans le total des exportations atteint ainsi 29,4% contre 21,3% un an auparavant et 19,5% à fin juillet 2014», souligne le top management de l’Office des changes. Le secteur de l’automobile continue, par conséquent, d’accomplir des performances remarquables. Il occupe le 1er poste d’exportations. Après les 50 milliards de DH réalisées en 2015, les professionnels du secteur s’attendent à un nouveau record historique des exportations avec 60 milliards de DH de chiffre d’affaires à l’export, soit une hausse de 20% par rapport à l’exercice précédent. À ce rythme réalisé à fin juillet dernier, le secteur est résolument prêt à atteindre ce chiffre et même les objectifs inscrits dans le cadre du contrat-programme signé avec l’État. Ce dernier cible un chiffre d’affaires à l’export de 100 milliards de DH à l’horizon 2020.

Rappelons l’industrie automobile est à l’aube d’une nouvelle phase de développement. Le secteur va être renforcé par le projet industriel de PSA Peugeot Citroën qui prévoit dès cette année la construction d’une usine dans la commune de Ameur Seflia, dans la région de Kénitra, qui assemblera dès 2019 des moteurs et des véhicules des segments B et C. Le site, qui doit mobiliser un investissement total de 557 millions d’euros (6 milliards de DH) vise une capacité initiale de 90.000 véhicules qui sera rapidement portée à 200.000 unités avec un taux d’intégration de 80%. En outre, un partenariat a été signé en avril dernier entre l’État et le groupe français Renault en vue du lancement d’un nouveau projet du groupe. Ce projet consiste à fédérer autour du constructeur un tissu de fournisseurs pour former un écosystème performant favorisant la montée en valeur dans les filières et une intégration plus poussée de la chaîne de valeur de l’automobile. L’écosystème ainsi structuré constituera une plateforme mondiale d’approvisionnement fournissant le site de Tanger et d’autres sites du groupe dans le monde.

Le nouveau projet Renault, qui totalise un investissement de 10 milliards de DH engagés par Renault et ses fournisseurs, permettra la création de 50.000 emplois permanents (le triple de l’effectif engagé actuellement par le groupe). Le déploiement de ce nouveau projet générera aussi un chiffre d’affaires additionnel de 20 milliards de DH par an, issu des achats de pièces fabriquées localement. Le montant des achats d’équipement fabriqués au Maroc se verra ainsi triplé, également. Quant au taux d’intégration locale, il sera porté à 65% (le double de son niveau actuel).

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