News

Le collectif représentant les 800 clients lésés de l’arnaque immobilière « Paradise Beach » continuent de dénoncer les reports des audiences en manifestant devant l’ambassade du Maroc à Londres. La manifestation, du 10 octobre, a été perturbée par des contre-manifestants commandités par le promoteur ! 

Les victimes de la mafia immobilière marocaine ont dénoncé, une nouvelle fois, ce lundi devant l’ambassade du Maroc à Londres, la lenteur des autorités marocaines dans le traitement du dossier qui les oppose au promoteur immobilier Larbi Tadlaoui.
« Au lieu de ça, ils ont été accueillis sur le pas de la porte pour s’entendre à nouveau dire que cette affaire était d’ordre privée. Alors même que le promoteur a été choisi par le gouvernement, que les terres appartiennent à l’Etat et que les ministères de la Justice et de l’Intérieur se sont portés partie civile dans cette affaire », ont indiqué lundi soir les représentants des investisseurs dans un communiqué.
La mafia immobilière aurait commandité une trentaine de personnes à Londres pour intimider les manifestants. 
« Été payées 50 livres sterling par personne pour représenter le promoteur et le défendre lors de la manifestation ». « Ces manifestants portaient des t-shirts demandant la libération de Mr Tadlaoui et ont même reconnus très librement avoir été ‘loués par le biais d’une agence’ et payés pour leur présence à cette manifestation » rapporte le collectif ! (ndlr la même source).
Le collectif a demandé une audience avec le nouvel ambassadeur du Maroc à Londres et également avec le gouvernement marocain. S'ils ne sont pas entendus, ils manifesteraient, cette fois-ci, à Marrakech pendant le déroulement de la COP22 pour attirer l’attention de l’opinion internationale.

Paradise Beach & Golf Resort Tanger est un projet immobilier qui devait être livré en 2011. Les travaux sont en arrêt depuis cette année-là. Les investisseurs ne cessent de dénoncer la lenteur et le désengagement des autorités marocaines dans cette affaire. Pour rappel, l’affaire a été reprise par la justice en février 2016, date de l’enfermement du promoteur. Depuis août dernier, les ministères de l’Intérieur et de la Justice et des libertés se sont constitués partie civile dans cette affaire. Deux audiences, qui ont eu lieu en août et septembre, avaient été jusque-là reportées.

Source info : Yabiladi














0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top