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A chaque élection électorale, le spectacle que nous sert la classe politique est affligeant. Elle joue sur les scènes des meetings comme le ferait une troupe de théâtre en représentation perpétuelle ! Une troupe qui jouerait depuis toujours la même pièce éculée sans se soucier des spectateurs présents dans la salle.

Certes, à chaque tomber de rideau, parce qu’ils ne sont pas totalement aveugles, les acteurs de cette comédie constatent que les spectateurs se font un peu plus exigeants. Mais qu’ont-ils changé au fil du temps, dans leur représentation, pour pallier cette défection ?

Sous les coups de boutoir de la montée des islamistes, c’est-à-dire de la résurgence du réel, les acteurs de la comédie politique essayent de s’adapter. Mais croyez-vous qu’ils aient changé de pièce ? Absolument pas ! Ils se sont simplement contentés de re-toiletter leur profession de foi, et de la réciter, malins comme ils sont, la main sur le cœur, le thème de la repentance : « nous avons compris le message », « unissons-nous au-delà des partis », « nous allons prendre des mesures à la hauteur des enjeux » … Promis juré, on se crache dans les mains, et on ne recommencera plus.

En réalité, cette pièce que l’on nous rabâche depuis si longtemps sans le moindre succès, et qui ne soulève même plus d’applaudissements, n’est que le résultat morbide d’une inadaptation totale du profil de ses acteurs. Dans un style quasiment pirandellien, mais sans l’humour ni le style, hélas, les citoyens-électeurs-spectateurs sont les otages de troupes incapables d’écrire la pièce dont ces électeurs ont besoin.

Compte tenu du regroupement des théâtres internationaux au sein du grand cirque mondial, ces troupes ne poursuivent plus qu’un seul but : se maintenir à tout prix sur la scène. Continuer leurs clowneries, se donner en spectacle quoi qu’il en coûte, tenter de profiter du théâtre tant que celui-ci peut les entretenir, tel est leur ultime objectif.

Promesses, reniements, désinformation, langue de bois, diffamation, amalgames, omissions et diversions les plus sournoises sont les outils quotidiens de leur panoplie diabolique. Elles en usent, elles en abusent, et elles en profitent car jusqu’à ce jour, elles n’ont rien trouvé de mieux. Elles sont toujours là, sur les planches du théâtre national, à nous imposer leurs jeux perfides, telle un cordon de moules agrippées par vents et marées sur leur bouchot.

Méritons-nous ce spectacle immobile ? Devons-nous l’accepter jusqu’à la faillite du théâtre national ? Que nous manque-t-il finalement pour renouveler la pitoyable farce qui nous y est rejouée ? Il faudra bien résoudre un jour ces questions dont l’acuité ne cesse de croître au fil des élections. Mais avant toute chose, examinons le pourquoi de l’incompétence de la troupe. D’où proviennent ses acteurs ? Quel sont leur parcours ?

L’heure est grave, il est devenu urgent de réformer notre politique et de shunter les partis via des élections démocratiques totalement différentes. Hélas, au vu de l’approche du moment fatidique des urnes, il est presque trop tard pour éviter le carnage qui s’annonce cette semaine et qui risque de nous faire perdre encore plusieurs très longues nouvelles années.

Texte adapté
A. Colin




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