News

A l'occasion du 9e Salon du Cheval d'El-Jadida (Maroc), des milliers de spectateurs sont venus assister au 1er grand prix Mohammed VI de « Tbourida », incarne l'art équestre traditionnel marocain qui remonte au XIIIe siècle, une spectaculaire charge de cavalerie qui se termine par un tir synchronisé de mousquets.

Les quinze meilleures troupes du pays ont participé à ce spectacle grandiose, dans un fracas de galops et une explosion de couleurs. Ce sont des dizaines de cavaliers, fusils en main, se lancent tour à tour à l'assaut d'un long terre-plein central sablonneux, sous les vivats de la foule. Noblesse sauvage de la charge à cheval, exaltation guerrière, scintillement des poignards damasquinés. Elle est la reconstitution d'une charge de cavalerie de guerriers, qui se termine par un tir synchronisé, dans une détonation assourdissante et l'odeur âcre de la poudre. Le tout dure à peine une minute. Mais recommencera pendant près de deux heures à El-Jadida. Deux heures de cavalcade et de beauté sauvage.

Les harnachements des chevaux et les costumes des cavaliers diffèrent selon les régions, mais réjouissent toujours l'œil : broderies, caftans, pompons, burnous, baudriers, capes et turbans... Les armes brillent également de tout leur éclat : poignards incurvés, sabres, poires à poudre et fusils aux crosses ciselées et incrustées de nacre.

La « Tbourida » fascinait le peintre Eugène Delacroix, qui l'immortalisa dans sa période orientaliste. Deux siècles plus tard, la fantasia équestre, héritage d'une vieille tradition guerrière, suscite toujours l'enthousiasme populaire au Maroc.

A Colin

Avec AFP










0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top