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A mes amis, anciens supporters et défenseurs de la liberté à travers le monde.
Alors que cela fait maintenant 2 ans et demi que je tente de tourner tant bien que mal la page politique, l’État belge poursuit sa vengeance à mon égard. 

Non content de m'avoir déjà condamné à 2 reprises à la prison avec sursis pour avoir simplement révélé des vérités qui dérangent sur certains hauts responsables belges et dénoncé les agissements d'un État voyou qui multiplie les crimes contre l'humanité depuis plus de 60 ans, voilà que la Belgique me poursuit encore et toujours pour des futilités. Je suis aujourd'hui poursuivi pour avoir respecté la loi électorale et donc la Constitution belge qui impose à tout mouvement politique qui souhaite se présenter aux élections de récolter 5000 signatures de citoyens. Pire, on m'accuse d'avoir violenté des policiers alors que j'ai toujours eu le plus grand respect pour les forces de l'ordre avec lesquelles j'ai toujours entretenu d'excellents rapports.

Aujourd'hui, je suis consterné de voir à quel point mon pays se comporte en dictature. Consterné d'apprendre par la presse que je serai de nouveau renvoyé devant les tribunaux en 2017, consterné de n'avoir à ce jour pas reçu la moindre convocation officielle qui me détaille les faits qui, de nouveau, me sont reprochés, consterné de voir à quel point un ex-député peut être harcelé par la justice politisée de son pays une fois son mandat terminé à titre de vengeance d’État.

Depuis 2014, je vis un véritable enfer dans mon propre pays, un pays que j'aimais tant mais que les ordures qui le dirigent me font aujourd'hui détester. Les condamnations toutes les plus surréalistes les unes que les autres se succèdent faisant de l'honnête citoyen que j'ai toujours été un criminel multi-récidiviste et un prisonnier en sursis. Cette situation est surréaliste ! J'ai l'impression de vivre en plein cauchemar. Moi, le petit gars sympa qui n'a jamais fait de mal à une mouche, qui n'a jamais frappé qui que ce soit de sa vie, qui n'a jamais commis le moindre délit, moi, le gendre idéal 1er de la classe, je suis devenu un criminel aux yeux de l’État belge pour avoir tout simplement exercé mon mandat de député fédéral avec éthique dénonçant les crimes commis par mon gouvernement en plaçant toujours mes intérêts derrière les intérêts du peuple que j'étais censé représenter et défendre.

Tout ce qui m'arrive depuis la fin de mon mandat est tellement injuste. Certains de mes supporters n'ont pas compris que je tourne la page politique après les élections truquées de mai 2014, ils ont cru que je les abandonnais mais franchement, il suffit de voir ce que l’État belge me fait vivre comme calvaire depuis 2014 pour comprendre que je n'avais pas d'autres solutions que d'abandonner cette voie qui menait ma famille dans le précipice. Si l’État belge me harcèle à ce point alors que j'ai mis un terme à mes ambitions politiques, alors que j'ai mis un terme au mouvement Debout Les Belges, imaginez un peu quelles auraient été ses mesures de rétorsion si j'avais décidé de poursuivre l'aventure politique ??? Je crains que le pire ait pu arriver.

Jamais de ma vie, je n'aurais pu imaginer que je devrais payer à ce point les combats et propos tenus en ma qualité d'élu de la Nation. Depuis 2014, l'Etat belge a totalement empêché toutes mes tentatives de reconversion professionnelle. J'ai publié un livre qui n'a jamais pu être commercialisé, j'ai ouvert un cabinet de courtage qui a été honteusement et illégalement interdit d'exercer en Belgique par les autorités belges du secteur des assurances, j'ai ouvert un simple magasin d'articles de foot qui, tous les jours, était vandalisé et sali dans les réseau sociaux. Après ces échecs, ce fut la descente aux enfers. Sans travail pendant près de 2 ans, je me suis retrouvé sans argent, je suis devenu un allocataire social dépendant du CPAS. J'ai été à 2 doigts de me retrouver à la rue avec ma famille tant il n'est pas simple de vivre avec 1100 euros à l'heure actuelle et avec les loyers que nous connaissons et, maintenant que ma situation s'améliore doucement, que je relève petit à petit le tête après des mois très difficiles, voilà que l’État belge s'acharne de nouveau sur moi.

Si l’État veut me détruire, pourquoi n'engage-t-il pas directement des petites mains pour faire la sale besogne ? Une balle dans la tête, un accident de voiture, un cambriolage qui tourne mal, un suicide assisté comme il y en a eu tant dans le cadre de l'affaire Dutroux, que sais-je, l’État connaît bien toutes ces astuces qui permettent de faire disparaître les "gênants". Ce serait plus simple et plus rapide. On arrêterait de tourner en rond puisque visiblement l’État ne souhaite qu'une seule et unique chose: ma destruction totale, ma déchéance afin de faire de moi un exemple et ainsi décourager ceux qui auraient envie de suivre mes pas.

Franchement aujourd'hui, je ne conseillerais à personne de faire de la politique. C'est un monde de pourris où seuls les "sans honneur" peuvent faire carrière et réussir. Accéder au pouvoir ne peut pas se faire avec le soutien du peuple, il ne peut se faire qu'avec le soutien de l'élite et pour bénéficier de ce soutien, je peux vous dire qu'il faut faire ses preuves, des preuves d'une nature que je serais incapable de donner. Ceux qui nous dirigent sont sales, sales dans leur âme, sales dans leurs comportements. Ce n'est pas pour rien que le monde tourne aujourd'hui si mal. Le monde est simplement à l'image de ceux qui le dirige. Le mal se répand partout, la haine, la violence, le sang, voilà ce qu'est notre monde aujourd'hui... Des gens comme moi ne peuvent en aucun cas réussir en politique car pour réussir il faut vendre son âme au diable. J'étais sans doute trop naïf, trop candide, j'ai cru que la révolte populaire pourrait renverser l'élite établie mais c'était une énorme erreur. Aujourd'hui je dois payer les conséquences des actes courageux que j'ai posés. Une fois de plus me défendre me coûtera beaucoup d'argent mais le pire, c'est que défense ou pas, avocat ou pas, je suis déjà persuadé que je serai une nouvelle fois condamné. C'est bien simple, après ce que j'ai déjà vécu, je ne crois plus du tout en la justice. Je sais qu'elle ne fait que répondre aux ordres de l'élite, de la politique et de la franc-maçonnerie. Même si je n'ai rien à me reprocher, je sais déjà que je serai condamné. Je suis las, je suis fatigué de cette triste réalité.

Par cette lettre ouverte, je tenais en ce jour à partager avec vous qui me suivez et me soutenez depuis des années mes impressions parce qu'il est vrai que nous n'avons pas souvent l'occasion de nous parler à coeur ouvert. J'avais envie de crier ma désillusion, ma colère, mon ras-le-bol. J'avais envie de demander ouvertement aux responsables belges et aux médias QUAND ils accepteraient enfin de me laisser vivre ma vie loin de ce cirque médiatico-politique que je souhaite fuir autant que possible. Ai-je mérité un tel acharnement ??? Aujourd'hui, j'avais besoin que vous sachiez à quel point je suis désabusé et triste de voir comment les belles valeurs de nos pays sont bafouées par nos dirigeants. Je suis triste de voir mon pays tomber si bas. Je suis triste de constater qu'en 2016, dans la capitale de l'Europe, nous ne sommes pas libres de faire de la politique, nous ne sommes pas libres de parler, de défendre des valeurs, de protéger les enfants de la pédophilie, de dénoncer les crimes de nos pays en Afrique et au Moyen-Orient, de lutter sincèrement contre le racisme et l'islamophobie. Oui, mes amis, je suis triste qu'en 2016, à Bruxelles, il puisse encore exister des procès politiques dont le seul et unique but est d'ostraciser les opposants à ce système mafieux que l'on nomme gouvernement.

Au rythme où vont les choses, je vous avoue que j'ai de plus en plus peur de me retrouver en prison. Ils en sont capables. Je n'ose imaginer quelles seraient alors les conséquences de cette folie politico-judiciaire pour ma femme et ma petite princesse. Elles n'ont que moi et je n'ai qu'elles mais je crains qu'un jour tout soit fait pour nous séparer...

Tant d'injustice, c'est difficile à vivre, je dois bien vous l'avouer. Je suis fatigué de cet harcèlement que je subis depuis 2011. Quand est-ce que tout cela va cesser ? Quand l’État belge me laissera-t-il reprendre une vie normale loin de la politique et des ordures politiciennes ? J'avoue que j'ai besoin de votre soutien mais peut-être devrais-je aussi demander l'aide de pays amis. Un ancien député belge devra-t-il bientôt demander l'asile politique en Russie ou en Iran ? Ce serait surréaliste mais je crains que cela ne devienne nécessaire si je veux me libérer de cet enfer dans lequel l’État belge m'a plongé depuis plus de 6 ans ! "

Laurent LOUIS
Ex-député fédéral
Ex-Président de Debout Les Belges

Source : facebook.com/laurent.louis
FB le 24 novembre 2016



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