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Le Figaro consacre, dans son édition du 9 janvier 2017, un article au Maroc intitulé « Le Maroc est-il la future grande puissance africaine ? ».

Le quotidien français aborde ainsi 5 sujets : La réintégration du Maroc au sein de l’Union Africaine, l’accueil des nations africaines à ce retour, le poids économique du Maroc sur le continent africain, L’influence religieuse du Roi en tant que « amir al-mouminine » et la réaction négative algérienne aux progrès réalisés par son voisin de l’Ouest.

La réintégration du Maroc à l’UA
Le Figaro revient sur la demande du Maroc à réintégrer l’Union Africaine après l’avoir quitté en 1984 à cause de l’admission de la pseudo république « RASD » imposée par l’Algérie comme membre dans l’organisation africaine.

Le Maroc, soutenu par la majorité des États africains, vise à « pallier la politique de la chaise vide qui lui a été nuisible et exploitée par ses adversaires » écrit le quotidien selon les propos recueillis de Mohammed Benhammou, président du Centre marocain des études stratégiques. La tournée entreprise fin 2016 par le roi Mohammed VI dans des pays d’Afrique de l’Est (Rwanda, Tanzanie, Éthiopie, Madagascar…) ainsi qu’au Nigeria, montre que le royaume veut devenir un acteur majeur hors de sa zone d’influence traditionnelle.

Le retour marocain
L’ensemble du continent africain est satisfait à l’idée d’une plus grande implication du Maroc dans l’Union africaine, particulièrement l’Afrique de l’Ouest. Les présidents sénégalais et ivoirien, Macky Sall et Alassane Ouattara, amis déclarés du royaume, ne cachent pas leur enthousiasme (Rappelle le Figaro). « Pour nous, le moment pour le Maroc de rejoindre ses frères et ses sœurs est venu », a ainsi expliqué Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères. « Ces États se rendent compte que le poids de la diplomatie du Maroc, pays à la fois francophone et arabophone, peut rééquilibrer les choses au sein de l’Union africaine et lui donner plus de poids à l’extérieur », souligne un diplomate français.

Le poids économique du Maroc en Afrique
85 % des investissements marocains sont en Afrique selon la Banque africaine de développement (note le quotidien). Le Maroc est le deuxième investisseur du continent derrière l’Afrique du Sud. Les grands groupes (banque, bâtiment, engrais, télécoms) étaient parties prenantes de la dernière tournée royale. La « diplomatie économique » du Maroc, déjà bien implantée en Afrique de l’Ouest, tourne à plein régime. Cette offensive met en avant la « coopération sud-sud » et le « co-développement ». L’économie permet de renouer le dialogue sur des questions qui ne fâchent pas, estime Mohammed Benhammou.

L’influence de « amir al-mouminine »,
Le roi Mohammed VI exerce une influence religieuse très importante dans les pays de l’Afrique subsaharienne de rite malékite. (nldr le Figaro). « Le Maroc s’est d’abord appuyé sur des ressources symboliques, l’héritage spirituel, la confrérie soufie Tijaniyya pour les convertir en capital politique, diplomatique et économique. La confrérie Tijaniyya est un élément de soft power marocain au Mali, au Sénégal, et même au Nigeria : qui compte entre 35 et 40 millions de tijanis. » déclare Bakary Sambe, professeur à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis du Sénégal. « Le royaume chérifien est une référence, nous devons montrer au Monde que l’Islam n’est pas une religion de violence mais de paix et d’harmonie. » propos repris par le Figaro d’un participant africain aux études religieuses.

L’Algérie mise « K.O »
L’activisme développé par le Maroc sur le front diplomatique africain énerve le voisin Algérie «sous-entend» le quotidien français. Alger, le tuteur du Front Polisario, considère les grands espaces sahéliens comme son arrière-cour à contrôler ou du moins à surveiller. Les frontières communes fermées depuis 1994 ne semblent pas prêtes à une réouverture malgré les conséquences économiques et humaines néfastes du verrouillage. Les positions sont figées, mais en essayant de bouger les lignes, Mohammed VI bouscule Alger.

Les succès d’une diplomatie marocaine, en mesure de concurrencer son rival jusqu’en Afrique de l’Est, placent l’Algérie sur la défensive. Ces succès mettent en relief la perte de profondeur stratégique d’Alger.

Arlette Colin / Wakeupinfo
L’intégralité de l’article (Figaro) ici




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