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George Soros est toujours là et bien là. Alex Christoforou présente sa situation actuelle sur TheDuran.com et fait de l’abandon du TPP par Trump un revers majeur pour le parti globaliste que lui, Soros, représente, – interprétation selon l’avis de l’analyste Mitch Feierstein, manager de HedgeFunds à Wall Street (relayé par Sputnitk.News) :
« George Soros and Clinton Inc. were nearly able to declare ‘Mission Accomplished’ on their vision of establishing an opaque ‘New World Order’... [...] Forget Soros’s New World Order for now because a new sheriff, Donald Trump, the 45th US President arrived on in Washington promising to drain the swamp. TPP is a now history and it will be interesting to see who is naked at low tide... [...] The top-secret TPP free trade agreement was one of the worst trade deals ever crafted by Washington’s pay-to-play culture of corruption... »
Mais l’homme a une réelle opiniâtreté et ne s’avoue quasiment jamais vaincu, d’autant moins que le temps n’est plus au port de masque mais à l’urgence à visage découvert. Soros a déjà dépensé un $milliard pour USA-2016, à perte puisque Clinton a été battue, et surtout parce qu’il n’a pu empêcher l’élection de Trump. A Davos, Soros a juré sans ambages, et publiquement, que Trump n’irait pas au bout de son mandat et que lui, Soros, jouerait un grand rôle dans la machination conduisant à sa chute. La caractéristique de la situation présente est effectivement que les adversaires sont à visage découvert, et notamment Soros ne dissimule absolument en rien ses intentions putschistes (“révolutions de couleur”, et particulièrement la “révolution de couleur” ultime, aux USA). Il s’agit là d’un fait fondamental, qui a été provoqué par l’élection et l’installation de Trump. Si Soros et d’autres acteurs du parti du globalisme affichent aussi clairement leurs intentions, c’est moins par sens de l’impunité (sens qui vaut ce qu’il vaut, avec des fortunes diverses) que par la réalisation que l’on se trouve dans la phase finale de l’affrontement, c’est-à-dire dans la phase finale de la grande crise d’effondrement du Système.

C’est dans ce sens, par exemple, que Meyssan note le 24 janvier 2017 sur Voltaire.net : « Les millions de gens qui ont manifesté contre le président Donald Trump ont eu raison de dire leur frayeur. Non pas que le nouvel hôte de la Maison-Blanche soit misogyne, raciste et homophobe —ce qu’il n’est pas—, mais parce que nous arrivons au moment du dénouement. Il est plus que probable que le Pouvoir usurpé ne se laisse pas démettre sans réagir. Cet affrontement n’aura pas lieu cette fois au Moyen-Orient élargi, mais bien en Occident et particulièrement aux États-Unis. »

Bien entendu, c’est cette idée fondamentale de l’importance civilisationnelle de l’élection USA-2016 pourtant sortie d’une situation qui paraissait sous complet contrôle (du Système) que nous présentons sans cesse depuis plus d’un an, depuis que la candidature Trump est devenu un facteur politique crédible et qu’il est apparu parallèlement que cette candidature avait toutes les chances d’être antiSystème, voire même qu’elle ne pouvait être qu’antiSystème pour espérer arriver un terme. Cette analyse valait aussi, au départ de la séquence, pour Sanders tant que Sanders, qui commençait lui aussi à connaître un réel succès, pouvait encore apparaître antiSystème (cette idée se dilua très vite à partir d’avril-mai 2016) ; ainsi pouvions-nous écrire il y a quasiment un an à deux jours près, le 30 janvier 2016, nous appuyant comme toujours sur cette formule à la fois logique et fondamentale d’affrontement, entre antiSystème et Système :

« Si un Trump ou un Sanders est élu, il nous paraît impossible, selon notre appréciation, que les contrecoups de cet événement formidable, – l’élection d’un président chargé de l’image d’un antiSystème au cœur du Système, – en reste au seul changement de président et aux spéculations qui l’accompagneraient, c’est-à-dire à des discussions de programme, à des changements même spectaculaire des politiques. L’événement une fois accompli si c’est le cas secouera aussitôt tout le système de la communication comme un formidable bouleversement sismique ; avec les USA eux-mêmes et dans une mesure et selon des modalités inconnues, c’est tout le Système lui-même, c’est-à-dire le bloc-BAO, c’est-à-dire toute la modernité elle-même et par conséquent notre civilisation, et cela quoi qu’en veuille au départ le président élu, qui seront touchés de plein fouet. Les conséquences seront imprévisibles, inattendues et nécessairement considérables. »

La bataille est donc devenue ouverte, officielle, quasiment déclarée comme une guerre sans merci, et effectivement Soros y tient le rôle de général-en-chef et de trésorier principal. Cela conduit certaines autorités à prendre des mesures contre lui ou contre les associations qu’il finance. (La Hongrie a interdit la plupart des associations opérant dans le pays, qui reçoivent des fonds de Soros.) Mais le terrain d’affrontement essentiel et fondamental reste bien entendu les États-Unis dans la mesure où Trump ne montre aucun signe de rapprochement des consignes-Système. Il s’agit par conséquent d’un combat à mort, et nullement, comme certains étaient conduits à en faire l’hypothèse, d’une simple flambée de colère des opposants à Trump pour son élection et son installation.

Pour cela, Soros dispose d’un réseau puissant (56 de la centaine d’organisations impliquées dans la “marche des femmes” du lendemain de l’inauguration de Trump sont directement financées par Soros). Il est aujourd’hui tout à fait connu et documenté, sauf dans la presse-Système bien entendu, que Soros subventionne les meneurs et les agitateurs des diverses manifestations lancées régulièrement aux USA, toutes à coloration anti-Trump comme toute véridique “révolution de couleur”. (De $20 à $100 pour un mercenaire de base, pour une action dans une manifestation, selon l’importance du projet et le rôle tactique du mercenaire.)

Dimitri Sedov, sur Strategic-Culture.org, détaille ce 26 janvier la situation actuelle des forces dont dispose Soros, qu’il désigne comme “les coyotes” : la “révolution de couleur”-USA devient donc “l’émeute des coyotes”. Sedov est affirmatif : pour lui, Trump ne pourra espérer que cette insurrection finisse pas s’éteindre d’elle-même, justement parce qu’elle est animée par un homme et un projet qui jouent leur va-tout et ne peuvent accepter la présidence Trump sur la durée normale. Ce dernier point est largement confirmé par divers événements et déclarations partout dans les pays du bloc-BAO, jusqu’à cette extraordinaire intervention de l’Allemand Josef Joffé, pourtant, ou justement parce que relais bien connu et particulièrement choyé des thèse américanistes-atlantiques en Allemagne depuis plusieurs décennies : lors d’une table ronde à la TV allemande, alors qu’on discutait paisiblement et fort aimablement de la façon de se débarrasser de Trump par des voies “légales” [destitution, par exemple], on entendit clairement Joffe émettre sa propre hypothèse : « Un meurtre à la Maison-Blanche, par exemple. »

D’où la conclusion de Sedov : Trump ne pourra tenir et l’emporter qu’en lançant un appel à ses partisans pour descendre dans la rue et affronter les troupes de Soros encadrées par les mercenaires rémunérés : « Il semble que la seule façon que Trump a de lutter contre la “révolution de couleur” qui se développe est de faire appel à ses partisans pour qu’ils organisent leurs contre-manifestations, comme des dirigeants de nombreux autres pays ont fait. » La perspective semble logique et elle n’est évidemment pas particulièrement réjouissante dans la mesure où, aux USA, la possession d’armes est chose courante, et qu’il existe de nombreux groupes paramilitaires effectivement armés, qui participeraient évidemment à de tels affrontements.

Pour renforcer le texte de Sedov en s’attachant à la personnalité de Soros, nous reprenons également un texte qui donne diverses précisions intéressantes sur lui en même temps qu’il aliment la même hypothèse (« George Soros Declares War on President Trump »). Tout ce matériel est en général plus ou moins connu, mais il est bon de pouvoir en disposer à nouveau, surtout avec des détails intéressants et parfois inédits. On y trouve par exemple le détail de l’interview de Soros qui s'avère être de décembre 1998, dans l’émission 60 Minutes de la CBS, qui a depuis été le plus souvent possible escamotée. Soros y détaille son activité en Hongrie en 1944, alors qu’il était adolescent, et qu’il se mit au service des forces fascistes et des occupants allemands du pays, pour participer à la récupération des biens Juifs hongrois déportés par les Allemands vers les camps d’extermination. Juif lui-même, et ne manquant jamais de brandir l’anathème de l’Holocauste, Soros commente son rôle avec une extrême désinvolture, du type “il fallait bien que quelqu’un fasse ce travail, alors pourquoi pas moi plutôt qu’un autre”... Ce personnage étrangement proche de ce qu’on imagine être un caractère diabolique sinon le Diable himself, a cette remarque qu’il juge “amusante”, de comparer le rôle de récupérateur des biens juifs (dont certains durent sans doute lui permettre de lancer sa fortune) à celui de trader-spéculateur : « Mais je n’avais en aucune façon l’idée que je n’aurais pas dû être là, parce qu’en fait ... d’un point de vue assez amusant, c’est comme sur les marchés spéculatifs ... l’idée que si je n’avais pas été là, bien sûr je n’aurais pas fait ces choses mais quelqu’un d’autre les aurait... enfin, de toutes les façons, elles auraient été faites... »

Lang, le 26 janvier également.
dedefensa.org


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