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C’est un projet qui lui tient à cœur depuis plus de dix ans, créer la première école multilingue franco-arabe mixte et laïque au même titre qu’une école franco-américaine ou franco-allemande.

Mais après avoir participé à trois colloques avec l’Unesco, au Palais de l’Europe puis à l’Assemblée nationale en 2003, Ali Belghith, habitant d’Argenteuil, a le sentiment de ne plus se faire entendre. Pourtant le projet de ce Franco-Tunisien est entièrement pensé, de la maternelle au baccalauréat, avec un enseignement à la fois général et professionnel dédié à l’économie verte.

Ali Belghith a dans l’idée que sa première école «modèle» constituée d’un centre de formation des apprentis pourrait voir le jour à Argenteuil puis se développer un peu partout dans la région et en France. Pour l’instant, les seules écoles franco-arabes existantes dans l’hexagone sont toutes liées à la religion, or pour ce fervent opposant au voile, il est hors de question d’envisager une école autre que laïque.

C’est alors qu’après avoir frappé aux portes de l’Élysée, l’Éducation nationale, Matignon, l’Intérieur, l’Assemblée nationale, le Sénat, ce président de l’association franco-arabe pour la formation et l’éducation s’est adressé à la région. Mais là aussi, ses courriers sont restés lettre morte. Il regrette notamment que la région ait perdu 70 M€ de crédits européens faute de les avoir utilisés à temps. De l’argent qui aurait très bien pu servir pour son projet.

En octobre dernier, M.  Belghith avait notamment sollicité Stéphanie Von Euw, vice-présidente (LR) à la région chargée des affaires européennes, qui travaille justement sur la mise en place d’une équipe de chasseurs de projets. Cette dernière indique « ne pas avoir connaissance du dossier » mais elle fera les recherches nécessaires.

En attendant, Ali Belghith ne baisse pas les bras et continue de parler de son projet à la ville d’Argenteuil, au Medef et au Comité d’expansion économique du Val-d’Oise. Car s’il tient tant à ce projet, c’est parce qu’il est convaincu que l’enseignement laïque de la culture arabe serait une manière de lutter contre la radicalisation.
« Ça fait des années que je tire la sonnette d’alarme sur la radicalisation de nos jeunes, peste-il. Quand je vois que ma fille se fait importuner parce qu’elle ne porte pas le voile et qu’elle ferait soi-disant honte à son père, je me dis que c’est tout sauf le progrès et contre l’émancipation de la femme », ajoute-t-il. 
Les derniers attentats de Nice et Berlin perpétrés par des Tunisiens l’ont totalement bouleversé.

leparisien.fr
Ali Belghith est le président de l’association Franco-Arabe pour la formation et l’éducation




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