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« Ma femme, c’est la France, ma maîtresse, c’est New York et ma mère, c’est le Maroc. Montréal, c’est une ancienne maîtresse que je vois de temps en temps. » Gad Elmaleh

Interview Stéphan Bureau



Dans toute la francophonie, Gad Elmaleh n'a pas de difficulté à remplir rapidement d'imposantes salles de spectacles. Il a pourtant décidé de recommencer à zéro en tentant sa chance dans le monde du monologue américain à la Jerry Seinfeld. Stéphan Bureau s'est entretenu avec lui alors qu'il venait de réaliser son rêve : monter sur la scène du Carnegie Hall. L'humoriste explique le difficile exercice de traduire son humour en anglais.
« Quand tu es au fin fond des États-Unis et que tu as du mal à remplir une salle, tu repenses à ces soirs complets au Centre Bell ou à Bercy. » Gad Elmaleh fait la comparaison avec la pensée d’un bon bain chaud quand on a froid. « C’est vrai que c’est difficile [les salles vides], mais je dois passer par là pour apprécier ce que j’ai. »
Prendre son temps pour réaliser un défi d’envergure
Deux ans, c’est le temps que Gad Elmaleh a pris pour préparer ce spectacle dans une langue qui est très différente de sa langue maternelle. Après la traduction, il a rodé le spectacle dans de petits clubs, de New York à La Nouvelle-Orléans.
« Dans ma tête, je sais exactement ce qu’il faut dire à quelqu’un qui a bu une bière de trop et [m’interpelle sur scène], mais le temps que je traduise et que je trouve les mots en anglais, mon timing est passé. »
Deux types d’humour, deux langues, deux mondes
Pour lui, l’humour américain va droit au but, alors que l’européen ou le magrébin sont tout le contraire. « Ceux qui sont arrivés à faire la synthèse entre le charme de l’humour français et l’efficacité nord-américaine, ce sont les humoristes québécois. »

Ses trois passeports
Depuis l’adolescence, Gad Elmaleh a souvent bougé. Sa famille juive sépharade avait des ramifications dans plusieurs pays francophones. « Quand j’ai émigré du Maroc au Québec, j’étais le mec du Maroc. De Québec à Paris, j’étais le Canadien. Et là, je suis parti à New York, je suis le Français, mais en fait dans ma tête, je suis toujours le gamin de Casablanca. »

Source : ici.radio-canada.ca/




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