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Le mot, "autiste", utilisé par François Fillon pour se défendre des accusations qui lui sont reprochées est une tare linguistique du candidat de la droite à l'élection présidentielle 2017.

Non, monsieur Fillon, l'autisme n'est pas une tare. L’autisme n’est pas une maladie psychiatrique même si elle est souvent supervisée par des pédopsychiatres. Les autistes ne sont pas des personnes anormales, ils sont seulement différents. Nous naissons autistes, nous mourons autistes mais les autistes ne sont pas une tare de la société. L’autisme est le seul trouble neurodéveloppementale qui possède des avantages cognitifs. Seulement 10 % des autistes ont un désordre neurobiologique qui altère l’intelligence. Combien de personnes dites normales n’ont pas un déficit mental si on se fie aux statistiques sur la délinquance y compris la criminalité financière en col blanc.

Nous vous rappelons monsieur Fillon que certaines personnes autistes possèdent des qualités et des habiletés qui surpassent celles de personnes non autistes. Leurs ingéniosités remarquables sont supérieures sur le plan cognitif, perceptif et du raisonnement. Cette tendance à trop vouloir définir la norme en fonction du commun des mortels est la débilité des faiseurs de lois absurdes dont l’unique but est de servir les commis du pouvoir. Pendant des décennies, les évaluations de l’amplitude du retard mental se fondent sur des tests inappropriés et sur une mauvaise interprétation des aptitudes des personnes autistes.

Non, monsieur Fillon, le mot autiste ne doit pas être considéré comme une insulte. L’autisme n’est pas une maladie, c’est juste un état neurologique différent. Avez-vous la moindre connaissance sur ce qu'est l'autisme ? L'ignorance est la mère des préjugés. Les Autistes, seraient-ils des débiles ? Oui c’est pour une infime fraction d'entre eux, et combien de tarés sont dans votre entourage monsieur le candidat ? Même si la différence peut être source de rejet, pour quelles raisons l’autiste vous dérange-t-il ? Est-il temps d'abandonner cette nomination qui ne recouvre, au bout du compte, qu'une ignorance ?

Et si le futur président (e) était autiste ?
Nous aurions opté pour un président (e) différent qui serait philosophe, écrivain, économe, honnête… et autiste. Le candidat parfait pour mener à bien les affaires du pays. Parmi les 66000 autistes éligibles (1% de la population est autiste et 10% des autistes sont surdoués), nous avons déniché le candidat idéal qui n’est autre que Josef Schovanec qui à lui seul, détient l’intelligence de l’ensemble des candidats en lice pour les élections présidentielles 2017.

La silhouette longiligne aux allures de séminariste, discret et intimidant, toujours courtois, il se confond en excuses pour ses trois minutes de retard. Féru de livres anciens et de bibliothèques, il explore d’innombrables langues. Il décode la Bible en hébreu, le Coran en arabe. Il corrigeait ses enseignants, avec ce souci extrême qu’ont les autistes pour l’exactitude. Il obtient son bac S à 17 ans avec mention très bien, entre à Sciences-Po. Il prépare aussi un doctorat de philosophie.

Il a de la chance, dit-il, de rencontrer plusieurs personnes qui ont cru en lui. Sans elles, il serait resté « dans la poubelle de la société ». Il pense particulièrement à Hammou Boukkaz, un aveugle de naissance, adjoint au maire de Paris Bertrand Delanoë, qui lui a « offert » son premier emploi, en 2010, sans le «prendre en pitié». Il écrit même des discours pour des hommes politiques…
« Mais Anne Hidalgo, qui ne voulait pas de personne handicapée, m’a viré. » Il a depuis un « petit boulot » sur Europe 1, où il tient une chronique hebdomadaire dans l’émission « Carnets de voyage ». « J’interviens là où on veut de moi »
La majeure partie de son temps, il écrit et traduit des livres et est invité un peu partout pour donner des conférences. « Je suis poussé à aller ailleurs » « Mes voyages me maintiennent à flot dans un univers où je n’ai pas ma place. Je suis poussé à aller ailleurs et c’est peut-être une chance », dit-il. Pourtant, ce ne sont pas les talents qui manquent. Parmi ses « camarades » célèbres, il cite volontiers Bill Gates qui, selon lui, ne s’en est jamais caché, mais aussi ces prix Nobel « qui ne sont pas allés à la cérémonie de remise des prix car ils n’ont pas les compétences sociales pour se montrer en public ».

Il affectionne particulièrement les contrées oubliées du bout du monde. Ces pays pauvres où on l’accueille avec le respect dû à tout « étranger ». Et d’ajouter : « Ce ne sont pas les pays qui ont le plus d’hydrocarbure qui sont le plus riches sur le plan humain. » (ndlr Web).

Docteur A. ZAHOUANI
Président de Research Autism Morocco (ARM)
Medical Research Advisor of International PnK Laboratory
Nutritionniste (PhD, CHU Bichat Paris) Pharmacologue (PharmaD, CHU Lariboisière, Paris)







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