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Le palais des institutions italiennes accueille du 3 au 7 mai le Salon international de Tanger des livres et des arts. La 21e édition de l’évènement mettra à l’honneur la jeunesse, son émancipation, sa résistance et son engagement.

À travers de nombreuses tables rondes, conférences, lectures et rencontres, le public et les intervenants s’interrogeront sur la réalité sociale et psychologique de la jeunesse d’aujourd’hui et sur les dérives qui peuvent la guetter dans sa quête de sens et de liberté. Selon Jean-Marc Berthon, directeur général de l’Institut français (IF) du Maroc, la jeunesse est le thème du partenariat d’exception entre le Maroc et la France : «Nous avons voulu parler particulièrement de la liberté des jeunes, de leurs conditions, leurs attentes, leur espoir et des menaces qui planent sur eux. Dans ce cadre, un débat très intéressant est programmé le 4 mai avec Tahar Ben Jelloun et Jean Birnbaum».

Ahmed Ghayat
En journée, plusieurs tables rondes sur des sujets d'actualités sont au programme. L'écrivain et journaliste Hicham Houdaifa, l'islamologue, politologue franco-marocain Rachid Benzine et l'écrivain, militant et fondateur de l'association Marocains Pluriels Ahmed Ghayat parleront de cette jeunesse "en mal de repères" et de la tentation de la radicalisation.

D’autres écrivains, cinéastes, journalistes, artistes et chercheurs animeront aussi des débats en rapport avec la jeunesse. Ils parleront de la tentation de radicalisation, de l’identité numérique, de l’égalité et bien d’autres thèmes d’actualité. «Les tables rondes mêlent le côté humain et artistique», souligne Jérôme Migayrou, directeur de l’Institut français de Tanger, organisateur du Salon en partenariat avec l’association Tanger région action culturelle. Au programme également de cet événement, expositions, concerts, bande dessinée, acrobatie, jeux de société, ateliers, séances de lecture, projections cinématographiques... «Le Salon international de Tanger des livres et des arts essaie d’être un événement pluridisciplinaire et singulier en termes de propositions», explique Jérôme Migayrou, lors d’une conférence de presse tenue le 24 avril à Casablanca.

Le jeudi 4 mai, le public aura rendez-vous avec plusieurs débats, mais aussi avec la pièce de théâtre «Lettres à Nour», interprétée par Rachid Benzine et Delphine Peraya. Le texte de ce spectacle est tiré du roman «Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ?» de Rachid Benzine. Il raconte sous forme de théâtre épistolaire, les échanges entre un père intellectuel musulman pratiquant, vivant sa religion comme un message de paix et d’amour, et sa fille partie en Irak rejoindre un combattant de Daesh, qu’elle a épousé en secret. Ces lettres laissent transparaître l’amour qui unit le père et sa fille, le tiraillement qui existe entre la foi et les convictions religieuses, le choix que prennent certains jeunes hommes et jeunes femmes à la suite d’échecs et remettent en cause les certitudes des spectateurs.

Nadia Ouiddar
lematin.ma/







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