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"Reporters sans frontières (RSF) relève une lente mais régulière dégradation de la liberté de la presse au Maroc". C'est ce qu'indique l'organisation dans son dernier rapport sur le classement annuel mondial de la liberté de la presse

En 2017, le Maroc se place en 133e position, au lieu de la 131e position en 2016. RSF explique que "les autorités du royaume exercent des pressions politiques et économiques sur les médias marocains indépendants pour les dissuader de traiter des sujets hautement sensibles."

L'organisation met aussi en avant la politique du Maroc vis-à-vis de la presse étrangère. "Arguant de l’absence d’autorisation de tournage, les expulsions manu militari de journalistes n’ont cessé d’augmenter en 2016", indique le rapport, soulignant par ailleurs que des journalistes-citoyens sont "menacés et poursuivis" dès qu'il est question de traiter des sujets sensibles liés au Sahara.

Au niveau maghrébin, le Maroc se retrouve juste devant l'Algérie (134e), mais loin derrière la Tunisie (97e). Les pays scandinaves s'imposent pour leur part comme les pays "les plus libres" du monde en matière de presse : la Norvège arrive en tête, suivie de la Suède et de la Finlande. L'Érythrée (179e) et la Corée du Nord (180e) ferment la marche du classement.

Pour réaliser son classement annuel, Reporters sans frontières évalue le pluralisme, l'indépendance des médias et la qualité du cadre légal et de la sécurité des journalistes de 180 pays. (huffpost)

La départ de M. Censure du département de la Communication va-t-il ouvrir une nouvelle ère pour les médias marocains ? La question mérite d’être posée car les attentes sont fortes. Le classement RSF doit en tout cas être rapporté au bilan très controversé du gouvernement sortant. Dès le départ, de nombreuses affaires d’interdictions ont émaillé le mandat du Pjdiste Mustapha El Khalfi. Il y a eu d’abord en 2012 celles du Nouvel Observateur et du Pélerin, censurés « parce qu’ils présentaient des risques de moralité, en particulier pour les jeunes », selon les explications fournies par El Khalfi et son collègue de la Justice, Ramid, ou «pour prévenir des réactions de la population». (leconomiste)












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