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Israël suit avec inquiétude les toutes dernières évolutions en Syrie. Prompt à rejoindre la campagne « chimique » anti-Assad lancée depuis mardi avec cette fausse accusation de bombardement chimique contre Idlib, Israël serait toutefois dans les faits beaucoup plus craintif qu’il ne paraît. La présence du Hezbollah dans le sud de la Syrie, à Deraa plus précisément, et à titre de principal allié de Damas l’inquiète profondément.

Le journal israélien Maariv a publié un article où il fait des révélations fort intéressantes : Par l’intermédiaire d’une tierce partie dont le nom n’est pas révélé, Israël aurait envoyé plusieurs lettres au gouvernement syrien où il appelle ce dernier à renoncer à son alliance avec l’Iran et le Hezbollah et d’autres groupes affiliés à la Résistance en échange de quoi Tel-Aviv serait prêt à œuvrer dans le sens d’une « solution politique en Syrie » et de « mettre un terme à ses frappes en Syrie ». Cette offre est formulée, rappelons-le, quelques jours après l’abattage par la DCA syrienne d’un des quatre avions israéliens ayant bombardé des cibles dans la banlieue de Palmyre.

Mais l’offre n’en reste pas là : toujours selon le journal, « Tel-Aviv se serait engagé même à mettre un terme à l’occupation militaire du Golan et à revenir aux termes du cessez-le-feu de 1973, si la Syrie coupait définitivement tout lien avec l’Iran et le Hezbollah ».

La réalité est qu’en termes militaires les dernières avancées de l’armée syrienne sont particulièrement importantes et contribuent à raviver la panique au sein des milieux politiques et militaires israéliens : la présence permanente de la Résistance est un cauchemar que les Israéliens vivent depuis 2011, mais qui est sur le point de se réaliser en dépit de tous les efforts fournis pour le contrer. Autant donc multiplier les tentatives pour éviter l’irréparable.

Sur le front sud-syrien en effet, Israël a multiplié les agissements par terroristes interposés pour endiguer l’avancée syrienne et celle de ses alliés. Mais la complexité du front sud n’est pas moindre que le front nord : les régions du sud de la Syrie sont contrôlées par les terroristes de Daech et d’Al-Nosra surtout à Deraa : Daech agit essentiellement à Wadi Yarmouk à l’ouest de Deraa, une localité sous forme de triangle avec trois cotes : Joradnie, Golan occupé et sud-syrien.

Certes, les terroristes de Daech et d’autres groupes armés se livrent à des règlements de compte souvent sanglants à Wadi Yarmouk, n’empêche que Daech continue à avancer régulièrement vers les frontières jordaniennes et celles du Golan occupé non sans difficulté.

Le soutien d’Israël, les revers consécutifs dans le nord et l’est de la Syrie ont fait que le groupe se démène pour préserver à n’importe quel prix ses positions dans le sud de la Syrie. Al-Nosra de son côté bénéficie du large soutien du centre de commandement d’Al-Mouk en Jordanie où sont présents les officiers israéliens entre autres. Donc les terroristes se font aider par tout le monde. Mais une chose est sûre : les lettres israéliennes à Assad prouvent qu’en termes militaires, la défaite du camp opposé au gouvernement syrien ne fait plus de doute sinon Tel-Aviv ne se serait jamais abaissé au point d’envoyer des lettres de « supplication » à Assad. Signe de l’état de détresse dans lequel s’ébat Tel-Aviv : les Israéliens n’ont pas tardé à rallier la campagne « chimique » lancée depuis mardi contre Damas et leurs députés, eux-mêmes à l’origine de l’approbation des crimes les plus éhontés contre l’humanité, en sont désormais à demander la punition de Assad !

C’est sur fond de cet amas confus d’événements que les agissements américains se multiplient dans le sud de la Syrie : la coalition américaine, parfaitement passive face aux actions de Daech, a même facilité le transfert ces derniers jours de grands convois d’armes et de munitions de Daech dans la région de « Houch Hamad », convois qui se sont dirigés sous l’œil bienveillant de l’aviation US vers Wadi Yarmouk, non loin de la province pro-salafiste de la Jordanie, la fameuse Al Zarqa. À ce qu’il paraît, Washington maintient l’épée de Damoclès au-dessus de la tête de la Jordanie, en brandissant l’épouvantail de Daech sous le nez du Royaume hachémite. Avec une telle menace, le roi Abdellah réfléchirait deux fois avant de dire non à Washington et finirait par rallier totalement la cause Israël/USA. Ce qui veut dire en clair qu’il mettrait un bémol aux élans de certains officiers de son armée qui veulent se rapprocher de l’armée syrienne pour vaincre réellement Daech.

source: presstv.ir/
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