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"Je suis toujours hantée par les images, les odeurs, les cris" : la vie de Simone Veil marquée à jamais par la Shoah. Cela l'a marquée à jamais. Comment ne pas évoquer la Shoah lorsqu'on retrace le parcours de Simone Veil, décédée ce vendredi 30 juin 2017 à l'âge de 89 ans ? 

En mars 1944, elle n'a que 16 ans quand elle est arrêtée par la Gestapo à Nice avec toute sa famille. Transférée à Drancy dans la foulée, elle voit pour la dernière son père et son frère. Lesquels seront déportés et assassinés en Lituanie dans des circonstances troubles.

Celle qui deviendra une icone féministe est quant à elle envoyée à Auschwitz avec sa soeur Madeleine et sa mère. Employées dans une usine et robustes, Simone et Madeleine survivront. Contrairement à leur mère, épuisée et atteinte du typhus. Devant l'avancée des troupes soviétiques, en janvier 1945, les deux sœurs seront évacuées vers Bergen-Belsen.

Tout au long de sa vie, l'ancienne ministre de la Santé fera son devoir de mémoire en trouvant les mots justes pour raconter l'extermination des juifs aux jeunes générations. On notera qu'elle récusait la thèse de la banalité du mal énoncée par Hannah Arendt. Elle la considérait comme un "masochisme d'intellectuels" et voulait croire aux "Justes, ces hommes qui n'attendaient rien mais qui n'en ont pas moins couru tous les dangers pour sauver des juifs".

En 2000, Simone Veil est désignée présidente d'honneur de la Fondation pour la Shoah par Lionel Jospin. Cette institution vient en aide aux survivants tout en oeuvrant pour que le génocide ne tombe pas dans l'oubli. "Soixante ans plus tard, je suis toujours hantée par les images, les odeurs, les cris, l'humiliation, les coups et le ciel plombé par la fumée des crématoires", racontait-elle en 2005 dans un entretien télévisé diffusé à l'occasion du 60eme anniversaire de la libération des camps..

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