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C’était la dernière sortie médiatique de l’ambassadeur algérien à Bruxelles, Amar Belani pour amuser la galerie avant les grandes vacances. Toujours la même rengaine ! La toute dernière pour meubler les discussions de l’été en attendant de nouveaux développements dans les relations maroco-européennes que ce diplomate surveille comme le lait sur le feu.

Sa vielle méthode stalinienne de botter en touche pour éviter les sujets qui fâchent à Alger en s’attaquant au pays voisin s’est révélée dès les premières lignes d’un long entretien publié, samedi, par le fameux site “Afrique-Asie” dans lequel le diplomate algérien a consacré tout un réquisitoire au Maroc et à peine quelques phrases à son pays.

Passé le bla-bla de circonstance, M. Belani, dans un exercice hautement risqué visant à éblouir son interlocuteur, a osé parler entre autres de la “gouvernance” et de “la dimension humaine de la migration…” dans le no man’s land politique algérien, bien que l’actualité toute récente qui parvient de son pays démontre tout à fait le contraire. Jugez-en par vous-même !

Alors que les responsables politiques algériens cherchaient encore des faux-fuyants pour camoufler les déclarations scandaleuses d’un proche conseiller du président Bouteflika qui a traité les réfugiés de trafiquants de drogue et de criminels, une déclaration du chef de la diplomatie algérienne Abdelkader Messahel est venue jeter de l’huile sur le feu en qualifiant les migrants subsahariens de «menace à la sécurité nationale».

Ces deux déclarations ont mis ce pays au ban de la société et lui ont valu les pires condamnations à travers le monde.

Sur le même sujet, inutile de rappeler le triste épisode des familles syriennes qui étaient coincées en Algérie et qui avaient été sauvées in extremis grâce à l’intervention urgente de SM le Roi Mohammed VI.

Mais que peut-on attendre de responsables algériens en matière de migration et de traitement des réfugiés quand ils n’arrivent pas à subvenir aux besoins vitaux de leurs propres citoyens ?

Dans son imbroglio où il piétine le droit international, l’histoire, la géographie et les règles les plus élémentaires de la pratique diplomatique, l’ambassadeur algérien ne cache pas son désespoir de voir les relations maroco-européennes évoluer de manière positive et constructive.

Visiblement ulcéré par les victoires diplomatiques engrangées par le Maroc notamment au niveau du continent africain, il ressasse à satiété la thèse érodée de son pays qui nourrit le séparatisme dans la région en soutenant le polisario en vue de créer une entité fantoche au Maghreb et en bloquant tous les efforts visant à parvenir à une solution du conflit artificiel, qu’il a créé de toutes pièces au Sahara, basée sur une autonomie avancée dans un cadre souverain marocain, laquelle solution qualifiée à juste titre de «crédible», « sérieuse » et « réaliste » par l’ensemble de la communauté internationale.

Dans sa logorrhée haineuse incoercible, il n’a pas raté l’occasion d’évoquer les manifestations sociales légitimes et pacifiques à Al Hoceima, appelant de ses vœux une réaction de l’UE face à ce qu’il a qualifié de « vague de répression » et de «pratiques de torture».

Frappé soudainement de cécité, le diplomate algérien a vraisemblablement eu une confusion entre ce qui s’est passé à Al Hoceima où il n’y a pas eu mort d’homme et les manifestations insurrectionnelles dans la région de Kabylie, réprimées dans le sang et la violence et où les morts, les détenus et les disparus se comptent par centaines.

Son exercice pitoyable de vociférer contre le Maroc et ses institutions lui a permis cette fois-ci encore d’escamoter la situation sociale explosive dans son pays et la gabegie érigée en mode de gouvernance d’un régime aux abois. Mais jusqu’à quand ?

Par Adil Zaari Jabiri







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