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Le roi Mohammed VI du Maroc a dénoncé dans une lettre adressée à Antonio Guterres, Secrétaire général de l'ONU, la politique "inacceptable" d'Israël à Jérusalem, en "violation flagrante des décisions de la légalité internationale". 
"Nous enregistrons avec regret qu'à chaque fois que les prémisses d'une opportunité de relance du processus de paix entre les Palestiniens et Israël apparaissent, ce dernier provoque des événements et des tensions pour les avorter", a estimé le souverain marocain en préambule de cette lettre relayée par l'agence officielle MAP. "Israël a pris ces derniers temps un ensemble de mesures provocatrices dangereuses", a dit Mohammed VI, qui évoque les mesures de sécurité à l'esplanade des Mosquées ayant provoqué une flambée de violences.
Des mesures qui constituent selon le roi du Maroc, pays n'ayant pas de relations diplomatiques avec Israël, "une provocation flagrante des sentiments de tous les arabes, les musulmans et les libres de par le monde, et un facteur pour attiser les velléités extrémistes qui conduisent vers davantage de frustration, de tension et de violence dans toute la région". 

Le monarque, qui préside le Comité Al-Qods, une organisation réunissant les soutiens de la cause palestinienne au sein du monde arabe, a appelé le Secrétaire général des Nations unies à "intervenir d'urgence auprès des autorités israéliennes en vue de les amener à respecter le statut juridique et historique d'Al-Qods", et à "annuler toutes les mesures illégales, y compris les mesures sécuritaires supplémentaires". Des détecteurs de métaux avaient été installés aux entrées de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem à la suite de la mort le 14 juillet de deux policiers israéliens dans une attaque menée par trois Arabes israéliens.

En réaction, des manifestations de protestation ont été lancées contre les détecteurs, au cours desquelles des affrontements ont éclaté entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. Pour mettre fin à ces violences, les détecteurs de métaux ont été retirés mercredi pour être remplacés par d'autres mesures de sécurité. Mais les autorités musulmanes ont maintenu leur boycott de ce lieu saint de l'islam situé à Jérusalem-Est occupée.











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