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Les forces de l’ordre ont dispersé jeudi après-midi un rassemblement non autorisé par les autorités locales à Al-Hoceïma.

Les partisans du "Hirak", nom donné localement à un mouvement de contestations locales, avaient maintenu, malgré l’interdiction des autorités, leur appel à une manifestation jeudi pour réclamer la libération de leurs compagnons arrêtés auparavant pour troubles à l’ordre public. 

Une centaine de personnes ont commencé à se regrouper peu avant 17H00 dans quelquess points de la ville, mais les forces de l’ordre, déployées en nombre, sont immédiatement intervenues pour disperser tout rassemblement. Des bombes lacrymogènes ont été utilisées par les forces de l’ordre face à des agitateurs qui les caillassaient.

Déclarée comme pacifique, la manifestation d’Al Hoceima ne l’a pas été réellement comme annoncée par la presse partisane au « Hirak ». Plusieurs journalistes dont un reporter et un cameraman de 2M ont été agressés dès qu’ils ont tenté de prendre les premières images. C’était devant une mosquée d’où est parti l’un du premier mouvement de foule agité par des casseurs. 

Depuis la mort fin octobre 2017 d’un vendeur de poisson, broyé accidentellement dans une benne à ordures, la province d’Al-Hoceïma a été le théâtre de nombreuses manifestations pour exiger le développement de cette région que ses habitants jugent marginalisée. La relance par l’Etat d’un vaste plan d’investissements et de chantiers d’infrastructures n’a pas suffi à désamorcer la colère.

Le mois de mai a été marqué par un durcissement des autorités, avec l’arrestation du chef du mouvement. Selon un dernier bilan officiel, 176 personnes ont été placées en détention préventive. Cent vingt sont actuellement jugées. Des peines allant jusqu’à 20 mois de prison ont été déjà prononcées en première instance.

A. Colin
Wakeupinfo



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