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Essaouira au Maroc vient d’accueillir le vingtième festival Gnaoua et musiques du monde. Cette édition a notamment été marquée par la présence de l’Américain Lucky Peterson et du Brésilien Carlinhos Brown aux côtés de musiciens gnaouas comme les maâlems Said et Mohamed Kouyou.

Depuis vingt ans, le Festival Gnaoua et musiques du monde d’Essaouira – parfois décrit comme le Woodstock marocain – célèbre la musique traditionnelle du même nom qui mêle chants et rythmes maghrébins et africains et poésie musulmane. Maître-mot de l‘évènement : l’ouverture à tous les genres musicaux. Et encore une fois, cette vingtième édition a suscité l’enthousiasme auprès de plusieurs centaines de milliers de spectateurs de toutes générations.
En ouverture cette année : le chanteur brésilien Carlinhos Brown et ses sonorités tropicales et reggae. Il fait partie des artistes de la scène mondiale que le festival a invités pour cette édition, à fusionner avec des groupes gnaouas : dans son cas, deux maâlems gnaouas, les frères Said et Mohamed Kouyou, musiciens depuis l’enfance.

“La musique gnaoua est imprégnée en moi”
“Jouer avec le maâlem Mohamed Kouyou et les Gnaoui, c’est un rêve pour moi,” indique Carlinhos Brown. Mohamed Kouyou renchérit : “C‘était génial, on a répété de manière intensive pendant deux jours et grâce à Dieu, on a créé cette fusion incroyable ce soir, on remercie Carlinhos d’avoir joué avec nous.”
Band of Gnawa emmené par le musicien Loy Ehrlich a de son côté, revisité son répertoire rock avec Maâlem Said Boulhimas et ses musiciens. “J’ai voyagé quand j’avais 21 ans – il y a 45 ans de cela à peu près – au Maroc, j’ai découvert la musique gnaoua dans les années 70 et c’est resté imprégné en moi, cela m’a beaucoup marqué,” nous confie-t-il.
Lucky Peterson : “Il est question de Dieu, d’amour et de sentiments”

Maître du blues, le guitariste, chanteur et organiste américain Lucky Petersona lui aussi répondu présent. Habitué des collaborations variées, il n’a pas hésité à explorer cette terre inconnue que représente pour lui, la musique gnaoua. “C’est une première pour moi et j’aime ça, j’adore ça, assure-t-il. Il est question de Dieu, d’amour et de sentiments, on a des sentiments à l’intérieur de nous et c’est de là que vient la musique,” insiste-t-il.

Temps forts de ce festival : l‘énergie de Lucky Peterson et le cosmopolitisme du français Titi Robin. Ce dernier a conçu une création inédite pour le festival, un mariage entre le soufisme indo-pakistanais et la tagnaouite, avec le Marocain Mehdi Nassouli, l’Indien Shuheb Hasan, l’Afghan Murad Ali Khan et le percussionniste brésilien Ze Luis Nascimento. “Dans les cultures marocaine et du sud de la France jusqu‘à l’Est de la Méditerranée, jusqu’au nord de l’Inde, il y a eu beaucoup d‘échanges en philosophie, en poésie, en musique, explique Titi Robin. Et en fait, cette richesse-là, on en a parfaitement conscience et c’est elle qui nous porte,” souligne-t-il.
Source : euronews.com/








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