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La règle du « on reprend les mêmes et on recommence » s’applique à merveille en Algérie, où moins de trois mois après sa nomination, le premier ministre Abdelmadjid Tebboune a été remercié mardi et remplacé par l’ancien premier ministre Ahmed Ouayhia.

Une semaine auparavant, Abdelmadjid Tebboune avait été sévèrement recadré par le président Bouteflika. Le chef d’État algérien, paralysé dans un fauteuil roulant depuis un AVC en 2013, aurait été très remonté contre son premier ministre. En cause, de nouvelles mesures prises sur les importations. Les blocages ont provoqué les récriminations de personnes haut placées.

Bouteflika aurait ainsi adressé des instructions « urgentes » à Tebboune lui demandant de « mettre fin à l’anarchie ». Selon des médias algériens, le président aurait exigé de libérer les marchandises bloquées dans les ports et dont la commande a été passée avant l’instauration des nouvelles mesures.

Mais, ce qui aurait précipité le limogeage de Tebboune est à coup sûr le « harcèlement » contre les hommes d’affaires, dont le premier ministre remercié était accusé par le clan présidentiel.

Le premier concerné est l’influent homme d’affaires Ali Haddad, qui a notamment financé en grande partie la campagne électorale du quatrième mandat du président Bouteflika. Ce qui fait dire aux observateurs algériens que bien qu’il soit un pur produit du régime, Abdelmadjid Tebboune n’appartient certainement pas au clan présidentiel.











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