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La FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) se félicite des mesures annoncées par le président de la République tunisienne M Béji Caïd Essebsi concernant l'abolition de la circulaire du 5 novembre 1973 qui interdit à une femme tunisienne d'épouser un non-musulman. 

M Caïd Essebssi a déclaré « qu’il allait demander au ministre de la justice de revoir cette circulaire en raison du grand nombre des citoyennes tunisiennes mariées à des étrangers. » 

Il a déclaré que cette interdiction était une aberration" violant la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014 et ajouté que ce type de modification est autorisé par la Constitution. 

Ces annonces ont été rendu possibles par la lutte des femmes tunisiennes ainsi que par celles des associations démocratiques de l’immigration, car ces interdictions contre les tunisiennes de l’Étranger sont très nombreuses. La FTCR


Le Huffpost : Le président de la République Béji Caid Essebsi a promis dimanche en marge du discours du 13 août, des avancées en matière de libertés individuelles.

En effet, à l'occasion de la Fête de la Femme qui correspond également à l'anniversaire de la promulgation du Code du Statut personnel, le président de la République a affirmé que de nombreuses lois jugées défavorables aux femmes pourront être bientôt amendées.

S'appuyant sur les dispositions constitutionnelles, Béji Caid Essebsi évoque plusieurs lois.

À titre d'exemple, il cite la loi sur l'héritage qui devrait être modifiée: "Une commission a été créée ce matin qui aura comme prérogative de voir comment peut-on mettre en place l'égalité dans l'héritage" a-t-il affirmé, indiquant pour les plus conservateurs que "la Turquie, qui est un modèle pour certains et certaines, a adopté l'égalité dans l'héritage depuis Ataturk et personne ne peut plus l'enlever".

Avançant de nombreux chiffres sur la situation des femmes en Tunisie, Béji Caid Essebsi salue leur rôle au sein de la société tunisienne: 75 femmes députées, 60% des médecins sont des femmes, 75% des dentistes et des pharmaciens sont des femmes, 35% de femmes ingénieurs, 41% de femmes juges, 43% de femmes avocats... "En conséquence, lorsqu'on pense à l'égalité, cela ne doit pas être étrange. On ne peut pas comparer la femme d'aujourd'hui à la femme de 1965. Aujourd'hui, la femme est l'égale de l'homme" a-t-il affirmé.

"Aller vers la parité ne veut pas dire aller à l'encontre de la religion. Nous avons un État civil mais son peuple est musulman, et celui qui veut diriger un État doit prendre en compte les sentiments de ses citoyens. C'est pour ça que nous allons dans la direction de la parité dans tous les domaines" a-t-il en outre ajouté.

Autre avancée majeure promise par Béji Caid Essebsi, l'abolition de la circulaire du 5 novembre 1973 qui interdit à une femme tunisienne d'épouser un non-musulman. "Je demande aussi au ministre de la justice de revoir le circulaire numéro 73 car nous avons plusieurs tunisiennes mariées à des étrangers" a-t-il appelé.

La question de l'égalité dans l'héritage a créé de nombreux remous en mai 2016. Une proposition de loi régissant la question de l'égalité dans l'héritage avait été présentée par le député Mehdi Ben Gharbia lors d'une conférence de presse. Rejetée par Ennahdha, le Front Populaire ou encore Machrou' Tounes, cette proposition de loi avait suscité une vive polémique.

Quant à l'interdiction de se marier à un non-musulman, une coalition d'associations tunisiennes a appelé en mars dernier au retrait d'une circulaire interdisant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans, en dénonçant "une aberration" violant la liberté de conscience inscrite dans la Constitution de 2014.













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