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Les tensions politiques viennent du fait qu’on essaye d’imposer les mêmes règles à des gens qui veulent des lois différentes. En laissant chaque commune vivre avec les lois qu’elle veut, sans que ça dérange le voisin, et en garantissant la liberté de circulation, on crée un système plus juste, comme en Suisse ou aux USA des débuts.

Bon, on peut rêver un peu. Du coup voici pour moi le pays parfait :

1. Chaque commune devient un état fédéré, comme les cantons suisses ou les états américains, mais en plus petit. 
A partir de 100 000 habitants, la commune doit être séparée en plusieurs (parce que plus une entité politique est vaste, moins les lois sont adaptées aux cas particuliers et deviennent donc injustes, et plus l’idéologie prend le pas sur le bon sens. Et pour d’autres raisons détaillées plus bas).

2. Chaque commune peut voter ses lois sur n’importe quel sujet (en mode démocratie directe, par référendum) à condition de respecter une constitution.

3. Voici le rôle de cette constitution :
  • Elle impose la démocratie directe (chaque loi doit être soumise à un référendum. J’explique ci-dessous avec le système des associations comment ça peut devenir faisable concrètement).
  • Elle garantit le droit de pétition (si 20% des habitants d’une commune signent une pétition, un référendum doit obligatoirement avoir lieu sur le sujet de la pétition). Un peu comme en Suisse.
  • Elle garantit la liberté de circulation et d’installation dans la commune de son choix. 
Si les lois d’une commune ne te plaisent pas, tu peux t’installer ailleurs avec des gens qui veulent le même genre de commune que toi. Ce qui favorise l’apparition naturelle de “thématiques” par communes : communes de hippies qui fument la moquette, communes de travailleurs du web, communes de mémés riches, chacun avec les règles qui leur plaisent sans que ça dérange les habitants des autres communes.

Mais l’intérêt des communes plutôt que des états fédérés, c’est que tu n’as pas besoin de bouger très loin pour trouver une commune qui te convient. Ça renforce le besoin des communes de rester attractives, et ça te permet de bouger tout en gardant ton boulot et ta famille près de chez toi même si tu as envie de vivre sous d’autres lois.

Au final, tu vas trouver dans chaque département des communes de tous les styles : des communes de teufeurs où le chichon est vendu chez Super U, comme des communes de mémés où c’est interdit de faire du bruit après 17h... le tout accessible en 30 minutes de voiture maximum. Et tu peux changer de commune quand tu veux, en gardant l’accès à tes proches.
  • La constitution fixe aussi des limites aux lois votées par les communes. Ces limites sont uniquement là pour s’assurer que les lois votées par les communes ne vont pas à l’encontre des droits humains fondamentaux, sur la base d’une charte comme les Droits de l’Homme.
  • La constitution limite strictement les pouvoirs du gouvernement central à l’application des règles de la constitution, à la défense et autres sujets d’ordre national.
4. Le pouvoir n’est jamais dans les mains d’une personne. Au lieu d’un président, il y a un conseil élu par les communes (un peu comme en Suisse là aussi). Au lieu d’un maire, il y a aussi un conseil de plusieurs personnes.

5. Des accords inter-communaux peuvent être négociés et signés, un peu comme la Suisse accepte d’appliquer les directives européennes qui lui plaisent sans pour autant faire partie de l’UE.

Ces accords inter-communaux sont obligatoirement soumis à référendum, comme tout le reste, dans les communes concernées.

6. On peut “sous-traiter” son vote à des associations d’experts qui remplacent les partis politiques.

C’est ça qui rend la démocratie directe faisable concrètement, même s’il y a 100 référendums par semaine. Par exemple si tu es d’accord avec Greenpeace sur les questions écologiques, tu les laisse voter pour toi sur ces sujets. Ce qui ne t’empêche pas de laisser une autre asso voter pour toi sur les questions sociales par exemple.

Avant chaque référendum, tu peux choisir de voter par toi-même en mettant cette sous-traitance du vote sur “pause”. Le tout géré par une plateforme en ligne, un peu comme en Estonie. Mais sur cette plateforme, tu peux choisir les rubriques que tu délègues à une asso, et celles où tu votes par toi-même.

Du coup il y a beaucoup de référendums (plusieurs chaque semaine), mais tu peux faire confiance aux experts ou associations de ton choix sur tel ou tel sujet de façon automatique en leur laissant la main sur tes votes concernant ce sujet, plutôt que de voter pour le package total d’un parti politique comme on le fait aujourd’hui. Et si tu as le temps et que tu t’intéresses vraiment à la politique, tu peux voter toi-même dans tous les référendums.

7. N’importe quelle association peut mandater des experts pour inspecter la fiabilité du système de vote en ligne. Si elle constate des irrégularités ou des faiblesses, libre à elle d’en informer le public et de lancer une pétition au niveau national pour améliorer ce système (cf droit de pétition plus haut).

8. Les communes sont tout à fait libres de voter des lois pour aider financièrement les communes défavorisées, mais elles n’ont pas l’obligation de le faire. 
La libre circulation entre les communes permet de garantir que le système fiscal et social ne devienne jamais extrême, ni dans un sens ni dans l’autre.

Voilà, bienvenue dans mon pays. On va s’y créer une commune de travailleurs du web, avec apéros financés par la mairie, fibre gratuite, et impôt à 2% du CA.

On peut quand même rêver...




















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