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Une tribune publiée dans le prestigieux quotidien juge sévèrement les premiers mois à l’Élysée du président français…

C’est ce qui s’appelle ne pas mâcher ses mots. Dans une tribune publiée ce jeudi dans le prestigieux New York Times, Chris Bickerton, un enseignant de politique européenne à l’université de Cambridge, assassine le président français et sa politique. 
"Emmanuel Macron will be yet another failed french president", titre le quotidien américain, estimant qu’Emmanuel Macron sera lui aussi un "président français raté". Au mois de mai dernier pourtant, l’élection du président avait été largement saluée par le journal. Mais quatre mois plus tard, les choses ont changé.
Pour l’auteur de la tribune, si la cote du président français a autant dégringolé depuis élection, c’est avant tout parce que son projet est faible et bien "trop centré sur sa personnalité", ce qu’il appelle : le macronisme
"Tout le projet politique du président français s’est concentré sur sa propre personne. Son attrait vient essentiellement de sa jeunesse, de son dynamisme, de son allure et de ses qualités oratoires. Mais une fois que le charme est rompu, il ne reste rien à ses soutiens pour l’apprécier et c’est ce qui est en train de se produire".Chris Bickerton
Une attitude arrogante 
Pour Chris Bickerton, Emmanuel Macron, "l’enfant chéri de l’élite libérale mondiale" a perdu de son aura à cause de son attitude arrogante vis-à-vis du pouvoir. Il cite alors en exemple, sa déclaration au sujet d’une présidence jupitérienne, son discours au Congrès de Versailles ou encore ses propos sur la loi Travail. "Beaucoup de français se sont hérissés de ces accents monarchiques", note-t-il.

Il se montre particulièrement septique concernant la réforme du Code du travail. 
"La politique économique d’Emmanuel Macron favorise les employeurs par rapport aux salariés et ébrèche ce qui reste de l’État providence français", écrit-il. 
Pour illustrer son propos, Chris Bickerton rappelle qu’en matière de lutte contre le chômage, les expériences d’autres pays suggèrent que des résultats s’obtiennent au prix de nouvelles inégalités. En Allemagne, les réformes du marché du travail ont entraîné une prolifération de "mini-emplois", un travail à temps partiel légèrement réglementé et qui a remplacé les emplois à plein temps dans certains secteurs.

Il prend enfin l’exemple de la Grande-Bretagne où les niveaux records d’emplois existent, mais parallèlement à la faible productivité, à la stagnation des salaires et à la prolifération de contrats à court terme. "Est-ce ce futur que la France veut ?", s’indigne-t-il.



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