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Un échange a été enregistré depuis la fréquence radio des Urgences Maritimes espagnoles. Le A-853 entre en contact avec des navires de guerre américains pour leur demander de changer leur cap de 15° Sud pour éviter la collision. En effet, les bateaux se dirigent droit sur eux et ne sont plus qu'à 15 miles nautiques.

Présomptueux qu'ils sont, les Américains envoient balader l'Espagnol lui rappelant qu'il s'adresse au capitaine du second porte-avion le plus important de la marine des États-Unis et qu'il est escorté de plusieurs navires de guerre, destroyers, sous-marins...Etc. Il ordonne donc à son interlocuteur espagnol de changer son cap de 15° vers le nord... La suite de cet échange est un grand moment !

Alors, libre à vous de faire suivre cette histoire, mais gardez le sourire et faites plutôt découvrir ce petit bijou de marketing viral :


En plein phare !
L'arrogance américaine tournée en dérision par les canadiens devient une authentique histoire et déménage de Terre Neuve en Galice.

Au gré du vent, les vieilles blagues dérivent sur la toile et se transforment souvent en anecdotes qu'on se raconte alors sur l'air de "si, si ! Je te jure que c'est vrai !". C'est ainsi que depuis plus de quinze ans, la marine américaine se voit régulièrement décerner haut la main le prix de l'arrogance et de la bétise... Il est vrai que demander à un phare de dévier sa trajectoire pour laisser passer un des fleurons de la flotte US à largement de quoi attirer la raillerie du reste du monde. Enfin, quand l'histoire est réelle... ce qui est loin d'être le cas, malgré ce que peuvent en dirent les nombreux sites la relatant comme parfaitement authentique !

Si pointer du doigt toute dérive militaire (américaine ou non) est pour le moins indispensable, il est également primordial de ne pas laisser croire tout et n'importe quoi. Or, soyez sans crainte, les phares de la planète ne sont pas menacés d'extinction par l'aveuglante bêtise de marins américains !

De nos jours, même les barques sont équipées de systèmes GPS et de RADAR permettant d'indentifier formellement tout objet flottant ou non. De plus, les flottes militaires, sont très largement renseignées en amont sur la moindre coque de noix dans un large périmètre aux alentours du bâtiment. Et, quand bien même la technologie s'avèrerait totalement défaillante, les cartes maritimes sont suffisamment actualisées pour contenir l'ensemble des phares de la planète (et ce d'autant plus que les phares sont généralement placés pour signaler des dangers) !

Comme il nous l'est gentiment suggéré dans certaines versions en circulation, nous avons contacté les services administratifs de la province de Terre-Neuve afin de connaitre le fin mot de l'histoire. Philip Hiscock, professeur au département d'études folkloriques au Memorial University of Newfoundland se dit "intrigué par la circulation actuelle de cette légende contemporaine dans d'autres langues". En effet, s'il connait parfaitement cette vieille blague pour avoir longuement travaillé sur l'origine des multiples versions anglophones, il n'était pas informé de son existence en français.

A sa connaissance, d'un point de vue strictement historique, "la blague a été publiée pour la première fois sur le newsgroup rec.humor le 7 juin 1996. Quelques jours plus tard elle sera reprise telle quelle par le Toronto Sun" qui sera donc le premier media à en référer de manière officielle. L'information sera rapidement démentie, les gardes-côtes de la province étant parfaitement à même d'affirmer haut et fort qu'aucun incident de ce genre n'était jamais survenu... Philip Hiscock rappelle par ailleurs "qu'on peut retrouver une histoire semblable dans un recueil de blagues datant de... 1965 !".

Par ailleurs, côté américain, le site officiel de la Navy a, depuis longtemps, publié un démenti officiel dans lequel il est précisé que plusieurs des navires auxquels on attribue l'anecdote... n'étaient plus en activité au moment où la blague a commencé à circuler (1996).

Pour ce qui est de la vague espagnole, en mode radio maritime, on remarquera au passage que le texte s'est considérablement enrichi et les réponses du gardien du phare se font beaucoup moins "administratives", donnant un indéniable côté irrévérencieux et latin à l'affaire. Ceci-dit, croyez-vous vraiment que la même histoire pourrait se répéter indéfiniment sans qu'aucune autorité ne prenne la décision que les capitaines des navires américains soient, un jour, brieffés, sur l'existence de phares en ce bas monde ?

Source : hoaxbuster.com/






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