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L'accès à TSA est bloqué depuis le 5 octobre sur les réseaux internet d’Algérie Télécom et de Mobilis. Près d’un mois après cette décision inédite de censure, le silence radio total est maintenu de la part de l’opérateur historique. Malgré les tentatives répétées de la part de TSA, Algérie Télécom n’a fourni aucune explication sur les raisons de ce blocage. 

L’opérateur refuse de coopérer.
Côté officiel, le ministre de la Communication Djamel Kaouane a affirmé à plusieurs reprises que son département « n’a exercé aucune censure » sur TSA. « Le ministère n’est pas concerné », a-t-il insisté, laissant entendre qu’il s’agissait peut-être d’un problème technique. Or ce n’est pas un problème technique, il s’agit indiscutablement d’un blocage volontaire. D’une censure.

Houda Feraoun, ministre des PTIC dont relève la tutelle d’Algérie Telecom, s’est également montrée très évasive sur la question du blocage. Interrogée par les députés à l’APN, la ministre a aussi affirmé que son « département n’a pas bloqué le site », et indiqué que « le ministère n’a pas de problème avec le site d’information TSA ». Mais la ministre évite de s’exprimer publiquement sur le sujet. Elle n’a à ce jour mené aucune action pour contraindre.

Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a pour sa part invité « les responsables du site à contacter leur prestataire pour connaître l’origine de la panne ».

En réaction à cette situation inédite dans l’histoire de l’Algérie où l’accès à un site internet d’informations générales est partiellement bloqué, une campagne de solidarité s’est développée de la part de plus de vingt éditeurs de la presse électronique du pays. Ces derniers dénoncent la censure de TSA, estimant qu’elle « porte atteinte aux libertés d’expression, de la presse et la liberté d’entreprendre ».

Pour les médias électroniques algérien, l’inquiétude est réelle. Le blocage arbitraire de TSA, pourtant premier média électronique en Algérie, n’augure rien de bon pour l’ensemble de la profession.

Le rassemblement et le mouvement de solidarité autour de TSA a également permis de se rendre compte de l’existence de nombreux médias électroniques nationaux et régionaux.

À l’envergure modeste, ces sites ont montré le foisonnement et la volonté d’entreprendre de jeunes algériens désireux de développer le journalisme électronique en Algérie.

Le développement de ces médias ne pourra pourtant s’opérer si la perspective d’un blocage ou de la censure persiste à pendre au-dessus de leur tête, telle une épée de Damoclès. La nécessité de se rassembler est devenue vitale dans ces conditions.

De même que les autorités doivent comprendre qu’il est vital que soit établi un cadre légal dans lequel la presse électronique pourra exercer son métier dans une sérénité qui ne sera pas seulement bénéfique pour la presse ou pour les autorités, mais pour toute la nation.








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