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Quelques heures avant son départ aux Émirats arabes unis, le roi du Maroc a réitéré qu’aucune solution à la question du Sahara marocain n’est possible en dehors de la souveraineté de son pays.

Pour le 42e anniversaire de la Marche verte – ordonnée par Hassan II pour récupérer le Sahara de la main des Espagnols -, le roi Mohammed VI mise sur la carte de l’Histoire. 


Il y a 60 ans, le roi Mohammed V prononçait un discours à M’hamid El Ghizlane, ville saharienne limitrophe du territoire algérien, en présence des chioukhs [pluriel de « cheikh »] et des chefs de tribus de la région qui lui avaient prêté allégeance. Il y avait déclaré « qu’il poursuivra son action pour le retour du Sahara au Maroc » conformément « aux liens historiques » tissés avec le trône alaouite et « à la volonté de ses habitants ».

Cet événement est survenu deux ans après l’indépendance du Maroc en 1956 et bien avant que la question du Sahara marocain ne soit consignée par les Nations-Unis en 1963. À l’époque, l’Algérie, alliée du Front Polisario, n’était alors qu’un département français et n’avait pas encore recouvré son indépendance…
Cette piqûre de rappel historique vise à démontrer que le Maroc n’acceptera aucune solution à ce conflit historique qui empoisonne la région depuis 41 ans sans prise en compte de la souveraineté marocaine.
« Marocanité » du Sahara marocain
Depuis le départ des Espagnols du Sahara en 1976, ce conflit régional est instruit par la communauté internationale qui a cherché à le régler mais sans y parvenir en raison de la profonde divergence des points de vue. Le Maroc revendique l’autonomie de ce territoire sous sa souveraineté. Tandis que le s séparatistes soutenus par Alger, défendent l’option de l’indépendance. Mais Mohammed VI ne restera pas « les bras croisées » en attendant que ce conflit soit résolu au sein de l’ONU. Au vu des liens historiques qui lient le Sahara au Maroc, il entend continuer l’exécution du plan de développement qu’il a enclenché en 2015.

La « marocanité » des provinces du Sud marocain est la priorité de l’agenda politique du royaume. Outre ses enjeux de souveraineté, cette expérience est conçue comme un véritable laboratoire de la régionalisation avancée du royaume. 

Le roi s'envole pour les Émirats 
Quelques heures après son discours sur la Marche verte, Mohammed VI s’est envolé pour les Émirats arabes unis pour « une visite de travail et d’amitié ». Il est accompagné par ses porches conseillers tels que Fouad Ali El Himma, Yassir Zenagui et Abdelattif Mennouni, ainsi que d’autres personnalités, dont le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

Une visite qui intervient en pleine crise du Golfe, accentuée par la purge sans précédent qui a lieu actuellement en Arabie saoudite suite à l’arrestation de dizaines de princes et hautes personnalités sur fond d’accusations de corruption.

Proche des monarchies du Golfe, le roi du Maroc, Mohammed VI, a toujours privilégié la carte de la médiation. Le dimanche 12 novembre, il sera au Qatar, soumis aux sanctions de la coalition saoudienne. Sa dernière visite dans ce pays date d’avril 2016. 






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