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Entre Jérusalem et Ramallah, ce n’est qu’une suite ininterrompue de barbelés, de murs, de miradors, de véhicules militaires et de police, de jeunes soldats armés jusqu’aux dents.

A l’entrée de la Palestine, un panneau trilingue explique au voyageur qu’il y rentre à ses propres risques. 

Je ne sais pas encore qu’au retour, sortant de Palestine, je me verrai fouillé, refouillé, interrogé, réinterrogé, et même mon téléphone me sera « emprunté » quelques instants.

Zone A, « A » comme « Autorité palestinienne »
Salsa à fond les baffles, bières palestinienne et mexicaine à gogo, filles non-voilées se mêlant aux garçons, c’est l’ambiance du Fuego, le nouveau bar branché de Ramallah, installé dans l’ancien tribunal ottoman.

Quelques dizaines de mètres plus loin, même ambiance au son de Fayrouz, dans les volutes de la chicha.

Un style de vie qui n’a rien à envier à la Corniche de Casablanca, « laisse ton sac dans la voiture, ça ne craint rien », me dit Omar, journaliste palestinien, ne fermant même pas la vitre de sa Citroën.

Me croyant dans un pays arabe, je dis « Salam aleykoum », mais je suis le seul, les maîtres mots des Palestiniens pour se saluer sont « marhaba » et « ahlan w salan ».

Ca, c’est la zone A, où règne l’Autorité nationale palestinienne, en théorie : « Garde ton passeport sur toi », me suggère Noha, la militante des droits des prisonniers politiques, venue organiser une visite des parlementaires français en soutien à Marwan Barghouti : « l’armée israélienne peut débarquer à l’improviste ».

Pas de 3G pour le smartphone du Palestinien, jugée comme un outil de subversion massive.

Pas d’eau parfois, la quantité prélevée dans la nappe phréatique étant calculée trop juste par l’occupant, ce qui n’empêche pas les rues d’être propres.

Le revers de la médaille, ce sont des prix à la consommation élevés et un risque permanent.

A la rédaction d’Al Khayat, le quotidien du Fatah, le rédacteur en chef me montre les impacts de balles tirées depuis la colonie voisine qui surplombe la ville, « parfois, il nous faut entrer au journal par la fenêtre du parking ».

Guillaume Jobin, 
envoyé spécial à Ramallah


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