News

L’appel de la Fédération de la gauche démocratique (FGD) se veut une réaction énergique à la décision de l’administration américaine de reconnaître la très disputée ville de Jérusalem comme la capitale de l’Etat hébreu, et d’y implanter sa mission diplomatique.

Dirigée par Nabila Mounib, la Fédération de la gauche démocratique (FGD), une coalition de l’opposition marocaine qui regroupe trois formations politiques, à savoir le Parti socialiste unifié (PSU), le Conseil national ittihadi (CNI) et le Parti de l’avant-garde démocratique et socialiste (PADS), a appelé samedi, «toutes les composantes du peuple marocain à apporter leur soutien à la lutte « héroïque de libération » du peuple palestinien, en boycottant tous les produits américains et israéliens.


La FGD qui a publié un communiqué dans lequel elle condamne avec force la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale de l’entité sioniste par les Etats-Unis, affirme que la question palestinienne « demeurera à l’avant-garde de [son] combat », qui doit également être celui de tous les peuples de la région ainsi que des peuples et hommes épris de liberté et de justice à travers la planète.

La FGD appelle en outre à une « mobilisation générale pour faire face à toutes les formes et aspects de normalisation avec l’entité sioniste », ainsi qu’à la poursuite des actes de protestation et de lutte dans le but « d’engager la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans l’instauration de la paix dans la région et de rendre justice au peuple palestinien pour qu’il recouvre ses droits et crée son Etat indépendant avec comme capitale Al Qods (dénomination en Arabe de Jérusalem, ndlr)».

Vents contraires
La position de la FGD qui fait suite au mouvement de protestation mondial contre la reconnaissance le 06 décembre dernier de Jérusalem –notamment la partie Est conquise par Israël en 1967- qui fait partie du point d’achoppement du processus de paix israélo-palestinien, fait cependant jaser au Maroc, où d’aucuns sont plutôt préoccupés par le sort des entreprises nationales exploitant une franchise américaine, à l’instar de McDonald’s Maroc, ou d’autres filiales des multinationales internationales et américaines installées au sein du royaume chérifien, qui commercialisent des produits du pays de l’Uncle Sam. La raison, les emplois offerts aux populations dont le nombre court un risque logique de réduction drastique, et leur apport à l’économie marocaine.

Mais cette position réaliste n’a pas des chances de prospérer dans le pays, où en dehors du gouvernement qui partage des intérêts avec les Etats-Unis et par ricochet avec Israël, la population semble épouser les vues de la majorité des peuples du monde dont les représentants à l’ONU ont démontré jeudi, lors du vote de la résolution de l’organisation condamnant la décision de Washington, que le sort du peuple palestinien était au-dessus des subsides que leur versent ou pourraient leur verser les Etats-Unis.

Ainsi, des 172 pays qui ont pris part au vote sur les 193 pays membres de l’ONU, 128 ont-ils voté pour cette résolution et neuf seulement contre, tandis que 35 autres optaient de s’abstenir.

A la grande satisfaction bien sûr de l’Autorité palestinienne, qui a réagi par la voix du porte-parole du président Mahmoud Abbas qui a pour qui « Cette décision réaffirme que la juste cause des Palestiniens bénéficie du soutien du droit international ». Il a par ailleurs annoncé que l’Autorité palestinienne allait « poursuivre nos efforts à l’ONU et dans d’autres forums internationaux pour mettre fin à l’occupation (israélienne) et créer un État palestinien avec comme capitale Jérusalem-Est ».

Pendant ce temps, Washington fulminait. «Les États-Unis se souviendront de cette journée qui les a vus cloués au pilori devant l’Assemblée générale pour le seul fait d’exercer notre droit de pays souverain», a fait savoir jeudi la représentante américaine aux Nations unies, Nikki Haley, avant le vote, eu égard au fait que trois jours plutôt, le 18 décembre, 14 des 15 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU avaient déjà formulé un vote toujours contre cette reconnaissance américaine favorable aux positions de l’entité sioniste, obligeant les Etats-Unis à user de son droit de Veto pour empêcher l’adotion du vote.

«Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution » financière à l’ONU, avait ajouté madame Haley, confirmant le sentiment répandu que les Etats-Unis se servent de leur puissance éconoique et de sa prétendue générosité pour assujetir les autres Etats de la planète.

Ndam Njoya Nzoméné




0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top