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La Cour d’appel de Paris se prononce mercredi sur le procès des 848 cheminots d'origine marocaine qui les oppose à la Société nationale des chemins de fer française. 

Ils étaient près de 2.000 marocains recrutés dans les années 70 par la SNCF. Ces Chibanis espèrent avoir, maintenant, gain de cause contre la discrimination les écartant de leurs droits sociaux.

Dans cette affaire, les retraités accusent l'entreprise française de les avoir délibérément « cantonnés » aux plus bas niveaux de qualification et de salaires, ce qui les a ensuite pénalisés à l’heure de la retraite. En septembre 2015, la SNCF avait été condamnée par le Conseil des prud'hommes de Paris à verser aux plaignants plusieurs millions d'euros.

Campant sur sa position devant la Cour d'appel, la SNCF a continué à nier les avoir « traités de façon différente ». Ces salariés « sans qualification » n'avaient « qu'une très faible chance, y compris s'ils avaient bénéficié des règles statutaires, d'arriver à une position cadre », avaient plaidé les avocats du groupe public. Ils ont été traités « à part » et majoritairement « cantonnés » aux plus basses catégories, avait répliqué l’avocat des anciens cheminots, Me de Lesquen-Jonas, recevant le soutien du Défenseur des droits.

Embauchés dans les années 70 comme contractuels par une SNCF en manque de main d'œuvre, les plaignants étaient pour une grande majorité contractuels et n’ont pas pu bénéficier du statut particulier des cheminots, plus avantageux et relevant d’une caisse de retraite spécifique.

A. Colin


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