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Le logeur des terroristes du 13 novembre a été relaxé des faits de recel de malfaiteurs terroristes par le tribunal correctionnel de Paris.

C'est l'épilogue d'un procès hors norme. Ce mercredi, Jawad Bendaoud, le logeur de deux djihadistes des attentats du 13 novembre 2015, qui a toujours clamé son innocence, a été relaxé. À l'énoncé du jugement, le prévenu s'est écroulé dans le boxe.

Fin janvier, le procureur du tribunal correctionnel de Paris avait requis une peine de quatre ans ferme et un maintien en détention. Le trentenaire, délinquant multirécidiviste jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes", encourait une peine de six ans de prison. Ses avocats avaient plaidé sa relaxe. 

"Vous avez été constants dans vos déclarations"
"Il faut souligner que vous avez été constant dans vos déclarations. Vous avez eu instantanément des doutes sur les personnes que vous alliez héberger", a noté la magistrate, Isabelle Prévost-Desprez ce mercredi. "En voulant absolument vous présenter devant les caméras de BFMTV, vous vous êtes volontairement prêté à une hypermédiatisation que vous avez largement entretenue durant l'audience, perdant de vue votre défense". 


Jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes"
Le prévenu très médiatique, aux punchlines incessantes et au bagout caractéristique, s'était retrouvé ces dernières semaines au coeur d'un procès retentissant, rassemblant 700 parties civiles, représentées par une centaine d'avocats. Au côté de Jawad Bendaoud comparaissaient deux hommes. 

Mohamed Soumah, jugé pour les mêmes motifs, a été écopé de cinq ans de prison, avec un maintien en détention. "Vous ne pouviez ignorer que les terroristes étaient des fugitifs liés aux attentats du 13 Novembre", lui a indiqué la présidente du TGI. 

Trois ans de prison pour Youssef Aït Boulahcen
Le troisième prévenu, Youssef Aït Boulahcen, jugé pour "non-dénonciation de crime", a quant à lui été condamné à quatre ans de prison, dont un an avec sursis. Le procureur avait requis une peine de cinq ans contre cet homme qui comparaissait libre. Aucun mandat de dépôt n'a été prononcé. 

L'homme est le cousin du cerveau présumé des attaques de Paris, Abdelhamid Abaaoud et le frère d'Hasna Aït Boulahcen, décédée aux côtés des deux djihadistes dans l'assaut du Raid, à Saint-Denis, le 18 novembre 2015. Vous saviez parfaitement que votre cousin était toujours impliqué dans un projet d'attentat (...) vous aviez été averti par votre soeur. Votre mauvaise foi ne peut pas vous bénéficier", lui a reproché la présidente du tribunal. 


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