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L'inspection de la FIFA des sites proposés par le Maroc en vue de la Coupe du monde de 2026 s'est terminée par une série de questions sur la qualité des stades et une requête pour obtenir plus de détails de la part du comité de candidature en vue d'une deuxième inspection des infrastructures.

Le président du comité de candidature, Moulay Hafid Elalamy, a admis vendredi que le Maroc a encore « des améliorations devaient encore être apportées à notre document de candidature », qui a été soumis il y a un mois à la FIFA. La candidature marocaine est opposée à celle de l'Amérique du Nord. Le vote aura lieu en juin prochain.

Un groupe de travail déployé des quartiers généraux de Zurich a passé trois jours à inspecter les stades, les hôtels, les complexes d'entraînement et autres sites de la Coupe du monde à Marrakech, Agadir, Tanger et Casablanca. Un autre groupe d'experts de la FIFA doit vérifier les capacités d'accueils des hôtels pour les dignitaires la semaine prochaine.

Les dirigeants de la FIFA ont passé « quelques remarques sur l'état de certains stades », a indiqué Elalamy. « Nous négocions présentement avec la FIFA pour trouver une solution. »

Tandis que le Maroc a déclaré qu'il devrait dépenser quelque 16 milliards de dollars américains en infrastructures en vue du tournoi à 48 nations, dont la construction ou la rénovation de 14 stades, la candidature nord-américaine n'a pas à construire de bâtiment spécifiquement pour le Mondial. La FIFA n'a pas non plus signifié son intention de mener une deuxième inspection aux États-Unis, au Mexique et au Canada, comme elle le fera au Maroc.

« La visite de la commission d'inspection a permis au comité de candidature du Maroc de comprendre certaines des exigences de la FIFA, auxquelles nous répondrons avec beaucoup plus de précision au cours des prochains jours', a affirmé Elalamy.

Elalamy n'a pas précisé quelles étaient ces informations supplémentaires qui seront fournies, pas plus qu'il n'a répondu aux questions des journalistes lors de cet événement qui se voulait pourtant une conférence de presse.

Le début de l'inspection a coïncidé avec un article de l'Associated Press dans lequel était révélé que le Maroc n'avait pas déclaré sa loi anti-LBGT à la FIFA dans la section réservée à l'évaluation des risques au sujet des droits de la personne dans ses documents de candidatures. Ahmed El Haij, le président de l'Association marocaine des droits de la personne, a indiqué à l'Associated Press qu'il s'agissait d'une omission intentionnelle de la part du comité de candidature.

La FIFA a refusé de commenter cet aspect puisque le processus de candidature est toujours en cours. Les 207 membres votant de la fédération internationale éliront la candidature gagnante le 13 juin.

Les relations entre la FIFA et la candidature marocaine sont tendues. Le comité d'Elalamy s'est plaint au sujet des critères techniques sur lesquels la candidature sera évaluée, puisqu'une candidature au pointage technique trop faible pourrait être bloquée par le conseil de la FIFA avant le scrutin.

« Les communications entre le Maroc et la FIFA étaient très mauvaises, extrêmement limitées, a indiqué Elalamy. Maintenant, nous avons enclenché un dialogue ouvert afin que nous puissions améliorer la qualité de notre documentation. »





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