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Le Fonds monétaire international (FMI) tire la sonnette d'alarme. Le nombre de travailleurs qualifiés quittant l'Afrique augmente et pourrait passer de 7 millions en 2013 à 34 millions en 2050. Une situation handicapante pour le continent.

"La fuite des cerveaux est particulièrement importante en Afrique", note l'institution internationale en précisant que ce boom migratoire est largement nourri par la rapide croissance de la population active des pays africains. "L'immigration de jeunes travailleurs qualifiés fait payer un lourd tribut à une région au capital humain déjà rare", ajoute-t-elle.

Le FMI prend en exemple le départ de "docteurs et infirmières du Malawi et du Zimbabwe" qui pèse sur le plan "purement économique, mais aussi social".

La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis accueillent près de la moitié de la diaspora d'Afrique subsaharienne aujourd'hui. Le rapport contient néanmoins une note d'optimisme en mentionnant les travailleurs qualifiés qui reviennent s'installer dans leur pays natal après quelques années à l'étranger pour apporter "de nouvelles compétences et expériences".

Les cerveaux marocains prennent la fuite
La Fédération sectorielle estime que la fuite des cerveaux s’accentue, 600 ingénieurs informaticiens quittant, chaque année, le Maroc vers d’autres cieux. Chaque mois, 50 ingénieurs quittent le Maroc pour tenter une carrière à l’étranger. Ce chiffre est avancé par la Fédération marocaine des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI), rapporte le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du lundi 9 avril.

L’APEBI s’inquiète donc de la fuite des cerveaux, 600 ingénieurs marocains quittant le pays chaque année. Citée par le journal, la présidente de la Fédération, Saloua Karkri-Belkziz, avance que «trois entreprises étrangères viennent tous les 15 jours pour recruter une dizaine d’ingénieurs marocains». «Ces départs sont très mauvais pour un pays qui développe des projets digitaux», ajoute-t-elle. Face à une telle situation, la Fédération, poursuit le journal, est allée jusqu'à prendre attache avec l’ambassade de France au Maroc pour sensibiliser les ingénieurs à ce problème et, surtout, aux pratiques de certains recruteurs, la France étant la première destination de ces profils.

Tous les acteurs ne s’alarment pas pour autant de la situation, estimant qu'il s'agit là d'une tendance mondiale. «Les Français souffrent aussi d’un phénomène similaire avec le départ de leurs ingénieurs vers les Etats-Unis, comme les Chinois partent vers le Canada», explique aux Inspirations Eco Hassan Charaf, membre du conseil d’administration de l’APEBI.

Toujours est-il que le secteur traverse une période difficile en matière de RH, à en croire le journal qui cite la présidente de l’APEBI. Cette dernière est consciente de l'impossibilité d’empêcher les profils d’opter pour une carrière à l’étranger, mais plaide pour «la multiplication de l’offre de formation pour répondre à la demande du marché intérieur et extérieur». Un travail est initié dans ce sens pour la mise en place d’un plan d’action avec les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Industrie.



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