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Lundi soir sur la scène de la salle Pleyel à Paris, l’humoriste a réalisé un monologue désopilant avant de s’auto-remettre le Molière de l’humour.

Connue pour son humour irrévérencieux, Blanche Gardin a tenu à venir remettre le Molière de l’humour lundi soir durant la 30e Nuit des Molières, cérémonie de récompenses du théâtre français. Une catégorie où elle était elle-même représentée avec son spectacle Je parle toute seule face à quatre autres humoristes (Jérôme Commandeur, Jamel Debbouze, Fabrice Eboué et Manu Payet).


Pendant près de huit minutes, l’ancienne pensionnaire du Jamel Comedy Club s’est amusée de son intervention un an auparavant sur la même scène. «J’avais parlé de ces metteurs en scène qui touchent un peu les actrices et je ne pensais pas que ça allait initier un mouvement d’une telle ampleur», a-t-elle plaisanté. «Je sens que j’ai une influence qui grandit de plus en plus donc je voudrais faire attention.»

Et de provoquer la stupeur (et le rire aussi) du public en lâchant: «alors on m’a dit que des juifs s’étaient glissés dans la salle...» Une blague signée Pierre Desproges, également connu pour son humour noir durant les années 80. «Cela me tenait à cœur de le citer pour venir remettre ce Molière de l’humour parce que c’est devenu un lieu commun de se lamenter, de dire “Desproges ne pourrait plus dire ce qu’il disait”. La preuve que si, je viens de le faire.»

Blanche Gardin a posé la question brûlante autour de l’humour aujourd’hui, a-t-on basculé dans la bienséance? «Si on regarde la liste des nommés pour ce Molière de l’humour, on serait tenté de dire oui», a-t-elle ironiquement répondu. «On a un noir, on a un Arabe, on a un Réunionnais, on a une femme... Ils ont quand même glissé un “normal” blanc de 40 ans... Autant dire que tu vas rester assis ce soir Jérôme (Commandeur, ndlr), à moins que tu sois pédé!»


La native de Suresnes s’est ensuite remis ce qu’elle a qualifié de «Molière de la discrimination positive et de l’humour». Et de conclure: «je le savais, c’était sûr. Je suis la seule femme nommée l’année de l’affaire Weinstein... C’est l’histoire de ma vie, le jour où je reçois un prix, il n’a aucune valeur.» Et elle a remercié ses parents et sa thérapeute.




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