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Grace à ce plan de paix, la prophétie du Shalom est sur les rails... À entendre le président Trump, ce devait être le «deal du siècle». La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et le transfert de l’ambassade des États-Unis font partie intégrante d’un plan de paix israélo-palestinien concocté à la Maison-Blanche par le gendre du président, Jared Kushner.

Que prévoit-il? Impossible de le dire avec certitude, car il n’a pas été officiellement présenté. Mais des fuites circulent depuis que le chef négociateur palestinien Saeb Erekat, outré, en a présenté les treize points aux parlementaires palestiniens réunis en janvier à Ramallah.

Outre le transfert dans la ville sainte de l’ambassade des États-Unis, le plan Kushner prévoit d’établir la future capitale palestinienne à Abu Dis – et non pas à Jérusalem-Est (annexé en 1967 par Israël en violation du droit international). Par ailleurs, Israël annexerait les grandes colonies juives de Cisjordanie.

L’État palestinien aurait une police mais pas d’armée. Les forces israéliennes garderaient le contrôle sur la vallée du Jourdan et les montagnes de Cisjordanie. Elles se retireraient des localités administrées par l’Autorité palestinienne. Israël serait le «foyer national du peuple juif» et l’État palestinien le «foyer national du peuple palestinien». Les familles arabes qui ont fui leurs terres lors de la création de l’État d’Israël auraient droit à une «solution juste»… uniquement à l’intérieur de l’État palestinien.

Ce dernier se verrait attribuer une partie des ports maritimes d’Ashdod et d’Haïfa et de l’aéroport Ben Gourion, mais ils resteraient sous contrôle israélien. Un passage serait créé entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, là aussi sous surveillance israélienne. De même, les Palestiniens pourraient administrer leurs frontières internationales, toujours sous contrôle israélien. Quant aux eaux territoriales, à l’espace aérien et aux ondes électromagnétiques, ils resteraient sous contrôle de l’État hébreu.

«Le deal du siècle, c’est la gifle du siècle!» Furieux, le président palestinien, Mahmoud Abbas, s’est emporté contre ce projet d’État discontinu (Cisjordanie morcelée et bande de Gaza), séparé de Jérusalem-Est par la barrière de sécurité et sans droit de retour en Israël pour les réfugiés. Bref, Washington enterre le projet de deux États le long de la ligne verte (armistice de 1949) avec leurs capitales à Jérusalem.

Pour soumettre les Palestiniens, Donald Trump comptait sur les pétrodollars du prince héritier saoudien Mohammed ben Salman. Celui-ci a récemment déclaré au quotidien «The Atlantic»: «Il faudrait que les Palestiniens acceptent ce qui leur est proposé ou qu’ils la bouclent.» (TDG)





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