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Le Collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri, organise, pour la 8ème année consécutive, la commémoration de la mort, un 11 juin 2009, du sexagénaire monsieur Ziri suite à une interpellation musclée de la Police Nationale lors d’un banal contrôle routier. Un rassemblement est prévu le samedi 9 juin à 17h sur le lieu de la bavure policière à l’angle du Bd Jeanne d’Arc et de la rue Georges Antoine Belin à Argenteuil dans le Val d’Oise. 

7 années de combats judiciaires ont abouti en février 2016 à un non-lieu définitif pour les policiers. La famille a alors déposé en juin 2016 une requête devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme, dont les proches et le collectif attendent une condamnation de la France

Au cours de ces années de procédures judiciaires, la famille et le collectif ont reçu le soutien de nombreux citoyens ainsi que celui d’organisations défendant les Droits Humains. Amnesty International, l’Action Chrétienne contre la Torture (ACAT) entre autres, toutes deux réclament un système d’enquête indépendant pour les plaintes contre les agents de la force publique, ainsi que l’interdiction des techniques d’immobilisation létales–pliage et plaquage ventral – causes d’asphyxies mortelles.


Au regard du nombre d’interventions quotidiennes des forces de l’ordre, les violences sont rares, mais elles sont mal connues et les sanctions, quand il y a « bavure », le sont encore plus. Tel est le constat dénoncé par l’ONG ACAT, dans un rapport publié en 2016. Le document intitulé « L’ordre et la force » analyse 89 cas d’utilisation de la force par la police et la gendarmerie, depuis une dizaine d’années. Parmi eux, il y eut 26 décès, dont celui de Rémi Fraisse en octobre 2014, lors des manifestations contre le barrage de Sivens, et 51 blessures « irréversibles » ou « graves ». 

Manque de transparence 
Au terme de son enquête, l’ACAT condamne les techniques musclées d’interpellation ainsi que l’emploi d’armes dites « non-létales », le Taser et le Flash-ball. L’ACAT dénonce surtout « l’opacité criante » de l’institution et le « manque de volonté des autorités françaises à être transparentes » sur l’usage de la force. 

Du côté du pouvoir exécutif, la volonté de transparence du gouvernement s’est arrêtée bien en deçà des espoirs des associations luttant contre les violences policières et les contrôles au faciès. « En France, l’État, jacobin et centraliste, fait reposer sa légitimité sur le contrôle de la police. Notez que le ministre de l’intérieur est surnommé le « premier flic de France », alors que celui de l’éducation n’est pas le « premier prof de France » ! 

Notons l’excellent livre «La Colère interdite», de l’écrivain Haytam Andaloussy. L'ouvrage relate le combat du collectif «Vérité et Justice pour Ali Ziri». L’histoire s'inspire d’un fait réel sur le thème des violences policières. Le contexte y est également souligné : campagne électorale populiste s’articulant autour de thèmes tels que l’islam et l’immigration ; stigmatisation des banlieues et déclarations fracassantes d’hommes politiques qui frisent le racisme et la xénophobie.

L’ouvrage est honoré d’une préface de Mg Jacques Gaillot, Évêque de Partenia « Il y a eu mort d’homme. Nous ne voulons pas qu’on oublie Ali Ziri, notre frère et notre ami. Nous ne voulons pas qu’il soit mort pour rien. Nous ne voulons pas que la vérité et la justice soient confisquées par le pouvoir en place pour étouffer l’affaire.

Livre papier 17,50 €
Livre numérique : format Pdf 10,50 €
Site de l'éditeur Edilivre

Arlette Colin










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