News

L’Organisation démocratique du travail (ODT) et l’Odt Travailleurs immigrés au Maroc se disent consternées par la mauvaise politique migratoire, les mauvais traitements et violations des droits de l’homme perpétrés par le gouvernement Algérien sur les migrant-e-s d’origine subsaharienne se trouvant sur son territoire. 

Depuis 2016, ces migrants subsahariens sont victimes de toutes formes d’exactions et maltraitances de la part des autorités Algériennes et du peuple Algérien contrairement à leurs allégations. 

Après les propos racistes et discriminatoires à l’endroit de ces migrants subsahariens tenus en 2016 par le Président de la commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) de l’Algérie accusant les migrants subsahariens de porteurs et vecteurs des maladies transmissibles, de la prostitution, de la mendicité, de l’escroquerie, de vol et de fraude, les migrants subsahariens continuent à vivre le calvaire en Algérie. 

Sujets de plusieurs sortes d’abus, ils sont à la merci des rafles répétés, des arrestations arbitraires et violentes suivies d’expulsions massives et collectives ainsi que de déportations brutales dans les déserts au sud du pays alors que la majorité de ces personnes sont des travailleurs migrants-e-s. 

Faisant fi à l’article 13 de la déclaration universelle des droits de l’homme et aux principes de la dignité humaine, les autorités Algériennes se sont insurgées dernièrement contre l’ONU pour avoir été pointé du doigt sur les violations des droits fondamentaux auxquelles elles sont reprochées. 

Le récent rapport de l’OIM et de l’Agence britannique Reuters sur la vente des migrants subsahariens comme esclaves et soumis au travail forcé en témoigne la cruauté de ces pratiques inhumaines et prohibées en ce 21ème siècle. 

C’est pourquoi, Nous ODT et ODT-I, convaincues que la migration n’est ni un crime, ni une menace mais par contre une plus-value pour le développement des sociétés de départ, de transit et d’accueil, dénonçons formellement ces graves violations des droits humains à l’endroits de nos frères et sœurs subsahariens en quête du mieux vivre dans la dignité. 

Par conséquent, nous en appelons aux autorités Algériennes : 
  1. De reconnaître que la migration est un droit fondamental universel. 
  2. De garantir les intérêts des migrants africains sur leur territoire, conformément aux conventions internationales relatives aux droits des travailleurs migrants et aux droits des réfugiés ratifiées par l’Algérie. 
  3. De mettre en place de véritables politiques qui promeuvent la citoyenneté et le respect des droits des migrants. 
  4. De reconnaître le rôle positif du migrant, vecteur du développement et non esclave et de cesser les opérations d’arrestations et d’expulsions de ces migrants travailleurs. 
A la communauté internationale et l’Union Africaine : 
  • Interpeller les autorités Algériennes à la reconnaissance, au respect et l’application des conventions internationales relatives aux droits humains, notamment sur les travailleurs migrants et les réfugiés dont elles sont signataires. Au principe de la libre circulation des personnes énoncé dans la déclaration universelle des droits de l’homme en son article 13. 
  • De rappeler les autorités Algériennes qu’il n’existe aucun accord de réadmission conclu entre les pays d’origine de ces migrants et le gouvernement Algérien pour que ces derniers soient victimes au péril de leurs vies. 
A la Société civile Africaine toute entière : 
  • De se mobiliser comme un seul homme pour exiger au Secrétaire général de l’ONU, des sanctions sévères à l’endroit du gouvernement Algérien s’il ne dénonce pas à ces pratiques inhumaines et honteuses contre les migrants subsahariens qui sont victimes de ces injustices à cause de leur statut. 
Ali LOTFI 
Secrétaire général de l’ODT


0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top