News

Que cela déplaise aux autorités françaises ou aux ennemis de la Palestine, le maire de Bezons (Val d’Oise/France) a nommé symboliquement, le lundi 11 juin 2018, l’allée adjointe à la Mairie au nom de Nakba pour commémorer les 70 ans de l’expulsion du peuple Palestinien lors de l’instauration d’un Etat d’Israël en Palestine. 

Une centaine de personnes ont assisté, devant l’hôtel de ville, à l’inauguration symbolique de l’allée baptisée « Allée de la Nakba » en mémoire de l’exode forcé des Palestiniens et de la destruction de plusieurs centaines de villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël, comme l’indique le panneau, deux plaques bleues, l’une en français et l’autre en arabe, un authentique baptême de rue. 


La réponse à cette inauguration ne s’est pas faite attendre, le lendemain, la plaque a été taguée par des fachos probablement commandités. L’ambassadrice d’Israël à Paris aurait demander au Préfet de mettre en demeure le maire de Bezons pour retirer la plaque. C’est une première qu’un diplomate étranger ordonne à l’autorité française de prendre des sanctions contre un élu de la république ! La France est-elle encore un Etat souverain?


Ces derniers mois, alors que les Israéliens célébraient les 70 ans de la création de leur Etat, les Palestiniens ont manifesté pour leur droit au retour. Depuis mars, cette « Marche du retour » coûté la vie plusieurs dizaines de Gazaouis, tombés sous les tirs israéliens et fait des milliers de blessés par balles sous le regard complice ou indifférent des Etats. 

« Nous sommes rassemblés pour deux choses : condamner les massacres particulièrement effroyables perpétrés par l’armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza et pour marquer notre solidarité envers nos amis palestiniens en dénommant symboliquement cette allée », explique le maire (PCF), Dominique Lesparre. Ce dernier souligne que sa ville « est fière de défendre le droit au retour » des Palestiniens ainsi que « le droit des Israéliens à penser autrement que leur gouvernement ». (Leparisien

Le maire de la commune de Bezons, Dominique Lesparre, est un fervent défenseur de la cause palestinienne. En février dernier, il a fait voter une délibération au conseil municipal en faveur de la reconnaissance de l’Etat de la Palestine. La préfecture lui avait envoyé un recours gracieux lui demandant de retirer cette délibération « étrangère à tout intérêt communal », sinon la ville serait assignée devant le tribunal administratif. Mais le maire n’en a rien fait : « qu’ils nous traduisent devant le tribunal administratif et nous serons encore plus nombreux à défendre l’Etat palestinien », clame-t-il ce lundi à l’assemblée qui l’applaudit. 

Arlette Colin



0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

 
Top