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Le monde est notre œuvre. Il ne nous a pas été imposé, nous autres humains, par quelque puissance extraterrestre. Nous l’avons bâti dans l’inconstance éthique, l’inconscience consumériste et, surtout l’inconsistance opérationnelle de toutes ces normes morales censées effacer à jamais le spectre de la guerre.

Hélas, la guerre est toujours là, plus que jamais apocalyptique. La faim est toujours là, solidement vissée à l’ignorance. Aujourd’hui, ce monde-là fait peur. Au nom même des Lumières, Les « bâtards de Voltaire » l’ont voulu négation des Lumières. 

La Raison a perdu la raison, en somme.
La sophistication engendrée par les trois révolutions techniques ont donné naissance à une post-modernité où le mal-vivre a atteint jusqu’aux couches sociales aisées, après avoir décimé les basses et les médianes. 

L’injustice frappe dorénavant à tous les registres de la vie sur notre planète. Elle se déploie sur les sols, au fond des sous-sols, dans les airs et jusqu’aux âmes. 

Que de victimes de tous ces impérialismes voraces que l’horreur emplit de bonheur, tant l’appât du gain y est érectile ! 

C’est pourquoi je pense la refonte totale d’une « constitution planétaire » est devenue l’unique bouée de sauvetage du vivre-ensemble sur notre minuscule planète. Une justice climatique doit voir le jour et s’imposer aux nations opulentes comme aux contrées qui ont longtemps subi l’arrogance des salisseurs de la Planète. 

Car, outre son péché originel de texte normatif « octroyé » par les puissants, la Déclaration universelle des droits humains s’avère plus que jamais insatisfaisante, parce que bâtie sur des agrégats largement périmés. Elle doit donc être repensée par le bas vers le haut, remodelée à partir du local pour mériter sa vocation universelle. Il est temps de refonder le sens du monde, en somme.

Nous devons donc engager le combat contre cet évolutionnisme aveugle ayant engendré les idéologies mongoliennes qui firent périr des dizaines de millions d’êtres humains et dont l’impérialisme financiarisant est le dernier soubresaut. 

Ce combat est et restera mien ; il est prioritaire au même titre que la justice sociale, l’émancipation de notre versant féminin ou encore le respect des droits humains fondamentaux !

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste

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