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Rien n'illustre davantage la dépression des peuples musulmans que le recours à des pseudo-thérapies illusoires à base de versets coraniques ! Face aux horizons bouchés, la désespérance mène à toutes les foutaises !

Ceux qui transforment le corpus coranique en une espèce de médication à tous leurs soucis professionnels, corporels, affectifs ou pécuniaires procèdent ainsi, en vérité, à sa dépréciation, voire à son dévoiement.

Les siècles de décadence qu'a connu la galaxie musulmane ont incrusté au fin fond du mental collectif cet ésotérisme fumeux et...fumigène qui fait du phrasé coranique une somme de recettes thaumaturgiques.

Non, madame ! Non, monsieur ! le fameux verset évoquant "chifa2 wa rahmah" (guérison et miséricorde) ne vise nullement l'aspect matériel, sociétal ou encore corporel. Que nenni !

Tout comme les deux autres livres dits célestes, le coran n'est censé guérir que les comportements déviants en glorifiant le bien et prohibant le mal. A sa manière, il conjugue les dix commandements ("tu ne tueras point; tu ne mentiras point; tu aimeras ton prochain comme toi-même...etc".) qui sont destinés à défendre l'homme contre ses propres travers.

Rien donc de bien mystérieux, d'extra-ordinaire ou de miraculeux là-dedans. Sinon, on l'aurait su depuis tant de siècles de régression où les Musulmans ont collectionné des centaines de défaites militaires et de déconvenues de toutes sortes !

Prendre Dieu pour un médecin, un banquier, un avocat ou -pire !- un procureur reviendrait à faire dans l'anthropomorphie. On a beau brûler nuit et jour tout le musc, l'ambre, l'encens de la planète, en invoquant le Nom Suprême et les 99 attributs d'Allah pour changer le cours d'un destin, rien n'y fait.

Contractées lors de la rencontre physique de l'islam avec toutes sortes de paganismes propres aux populations et autres peuplades, ces pratiques ne peuvent rien pour les fatalistes paresseux, fussent-ils des plus pieux !

La foi, la vraie, est la soeur jumelle de l'effort. Si la lecture du coran peut procurer une certaine paix intérieure, tant mieux. Mais les soucis terrestres ne peuvent, hélas, trouver solution que par des moyens exclusivement terrestres.

Encore une fois, "du ciel, il ne pleut ni or ni argent" !

Abdessamad Mouhieddine
Journaliste




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